Paul se met à suspecter Susan d’être responsable de sa santé défaillante; Tom et Lynette se disputent pour savoir qui sera l’organisateur des vacances familiales; Gaby montre un film d’horreur à Juanita et doit en payer le prix lorsque celle-ci est trop effrayée pour dormir dans son propre lit; Bree n’arrive pas à faire confiance au détective lorsque celui-ci l’invite à sortir.

Then I Really Got Scared marque un coup de mou dans cette fin de saison 7, qui peine toujours à offrir de réels enjeux.

Cette semaine encore, Les Scavo héritent du plus mauvais. Ils nous rejouent le disque (rayé) de Lynette qui n’assume pas le nouveau statut professionnel et surtout financier de son mari. Cette fois, la compétition concerne la destination des vacances familiales : Hawaï ou le Grand Canyon. Et comme papa et maman sont tous les deux des requins de la publicité, rien de tel que des pitchs commerciaux pour convaincre les clients… pardon, les enfants.

Les trois quarts de leur intrigue se jouent donc comme une mauvaise sitcom. Il n’y a bien que Lynette et son ego surdimensionné pour cracher sur des vacances tous frais payés à Hawaï ! Et, en ces temps de crise, ce genre d’intrigue est à la limite de l’indécence.

Heureusement, la conclusion dramatique vient élever les enjeux et ramener les deux coqs sur Terre. Après sept saisons, Tom et Lynette ne pouvaient pas continuer à se crier dessus sans conséquence. L’utilisation de Penny est ici très bien trouvée et orchestrée. Il faut maintenant voir si cela aura une incidence concrète sur la suite.

Bree, elle aussi, exaspère. Quelle hypocrisie de reprocher à Chuck de lui avoir caché que son divorce n’était pas finalisé ! Elle n’avait pas attendu d’avoir divorcé d’Orson pour se jeter dans les bras de Karl Mayer, si je me souviens bien. Toute cette partie est donc poussive, mais que peut-on attendre d’autre de la part d’une intrigue lancée par Renée ?

De son côté, Gaby assure le quota légèreté. Ça a beau être ultra prévisible, cette histoire de film d’horreur divertit, et c’est bien tout ce qu’on lui demande. Par contre, aucune mention n’est faite de la querelle entre Bree et Carlos.

Enfin, Paul comprend qu’il a été empoisonné et ses soupçons se portent, bien évidemment, sur la trop-gentille-pour-son-bien Susan. Comme la semaine dernière, on ne traîne pas avec cette intrigue, et cela fait plaisir de voir que les scénaristes savent où ils vont, et qu’ils sont capables de nous proposer de nombreux rebondissements. On aurait pu se passer de l’allusion au passé internet de Susan, les mauvais souvenirs sont encore trop frais pour ça.

Mais comme Mme Delfino n’est pas non plus une flèche, Felicia Tillman continue de passer entre les mailles du filet. Avec son gant noir, elle a pourtant tout l’air d’un grand méchant de dessin animé. Le plus étonnant dans tout ça, c’est que Susan met les petits plats dans les grands pour Paul, alors qu’elle a toujours été – et cela de son propre aveu – une piètre cuisinière !

C’est alors un épisode correct de Desperate Housewives : on a vu mieux, mais on a aussi vu bien pire. Il faut espérer que les scénaristes ont gardé leurs meilleures cartouches pour la fin (qui est ce mystérieux individu au chapeau?), car c’est pour l’instant toujours trop plat.

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