Le changement dans la continuité. Telle devrait être, a priori, le leitmotiv de la très attendue nouvelle saison de Desperate Housewives. À la fin de la quatrième saison, il était clair que la série avait besoin de changer en profondeur. Malgré sa bonne qualité, la série s’essoufflait depuis le début de la saison 3. La faute à un concept répétitif, le mystère de la saison, que les scénaristes n’ont pas réussi à rendre aussi intéressant que lors de la première saison. À l’image de quelques récentes séries (Battlestar Galactica, One Tree Hill, etc.), DH fait un saut de 5 ans dans le futur. Alors les wives les plus célèbres de la planète sont-elles toujours aussi desperate ?

L’épisode commence par Susan, forcément. Elle et Mike ont eu un accident quelques années auparavant qui a coûté la vie à d’une mère et sa fille et par la même occasion leur couple (Susan se sentant responsable). Le mariage de l’année dernière était donc trop beau pour être vrai, et j’espère que les scénaristes ne vont pas relancer les Je t’aime/Moi non plus, pendant toute la saison. Alors que l’on ne sait rien de la vie de Mike depuis le divorce, Susan commence à fréquenter le peintre (incarné par Gale Harrold) qui refait sa cuisine. Rien de palpitant, d’autant qu’aucune alchimie ne ressort de ce futur couple.

Du côté de Gaby, son rêve s’est réalisé puisqu’elle est enfin devenue maman. Pas une, mais deux fois ! Même si elle paraît heureuse dans son mariage (Carlos est toujours aveugle) et de ses deux filles, la condition physique de son aînée (elle est en surcharge pondérale et sujette aux moqueries) et sa perte de féminité la préoccupe. Quelle évolution pour le personnage ! Elle a abandonné les robes et le glamour pour devenir une vraie desperate housewives ! Mais chassez le naturel et il revient au galop, la preuve quand elle tente de faire faire de l’exercice à sa fille en lui promettant une poupée si elle court après la voiture. Pas de doute, la Gaby que l’on a connue est toujours là !

Chez les Scavo, pas de changements. La plus jeune fille est aux abonnées absentes ainsi que l’aîné, mais les jumeaux, eux, ont bien grandi. Âgés de 16 ans, ils sont restés les mêmes : de véritables monstres ! Comme d’habitude, Lynette est débordée et elle tente de raisonner Tom sur leur éducation. Pour elle, il serait temps de prendre en main les jumeaux avant que les choses ne dérapent. Personnellement, il est un peu tard, il ne faut pas oublier que la saison passée, à 11 ans donc, ils ont mis le feu à un restaurant…

Bree et Catherine sont plus que liées désormais, les voilà partenaires ! Elles ont ouvert une entreprise de traiteur et Bree est en train de devenir la nouvelle Martha Stewart ! Pour son premier livre, elle remercie généreusement Catherine qui, une fois la flatterie passée, découvre que celle-ci lui a volé quelques recettes. À l’occasion d’un reportage télévisé, Catherine se délecte de sa vengeance en voyant Bree rater une de ses recettes. Rien de transcendant. L’épisode devient plus intéressant quand on apprend que Daniele est venue récupérer son enfant, laissant Bree toute seule. On ne sait pas encore comment Miss Perfection a camouflé l’histoire, mais Orson est de retour dans son foyer et en plus, il chante !

Dernière Desperate, on pensait l’avoir perdue à tout jamais, mais non, elle revient ! Bitchy Eddie is back ! Enfin bitchy, c’est vite dit, puisqu’avec elle ramène son nouveau mari qui semble enfin avoir calmé la plantureuse blonde. Et c’est là que le mystère arrive, comme dans la saison 1, le secret de cette saison sera lié à une habitante de longue date de Fairview, puisqu’il s’agit de son mari, qui semble-t-il, aurait un compte à régler avec quelqu’un du voisinage…

Finalement, rien ne change réellement à Wisteria Lane. La narration reste structurée de la même façon et les personnages ne semblent pas avoir souffert de 5 années supplémentaires. C’est donc une demi-déception surtout si l’on s’attendait à voir respirer un air nouveau. Par contre, pour les réfractaires, ils seront heureux d’évoluer en terrain connu !

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