Dexter - Blinded By The Light (4.03)

Dexter doit gérer un nouveau problème dans sa vie de tous les jours, sa communauté. Entre les rondes de surveillance et les dégâts du délinquant local, il ne peut plus passer inaperçu. Le Trinity Killer fait une nouvelle victime.

Le Trinity Killer est un petit malin. Il ne tue pas sa dernière victime, il la pousse à le faire elle-même, mais super-agent Lundy n’est pas dupe et il n’est pas le seul, car les Morgan sont aussi sur le coup. Pour Deb, on sent bien que cette storyline n’est pas là pour aider son avancement professionnel, mais pour perturber son bien être sentimental. Il faut reconnaitre qu’Anton semble désormais tellement hors contexte, lui qui se fondait si bien dans le décor la saison passée. Mais voilà, comme dirait Lundy, Deb est comme lui, avec un plus bel emballage. Ça crée des liens de partager une passion pour la capture de tueurs. De plus, ajoutons que scénaristiquement, il est plus intéressant de travailler avec l’agent du FBI en préretraite, que de s’intéresser à un musicien qui anime des soirées dans un hôtel. Vu la série, il faudrait qu’il se mette à tuer les clients pour réussir à tenir la distance.

De son côté, Dexter a une passion, comme toujours un peu perverse, pour le tueur de la saison. Seulement voilà, pour lui, il y a d’autres choses au programme. D’abord, Quinn. Probablement consciente du peu de potentiel que le personnage possède, l’équipe créative de la série s’est dit qu’elle pourrait peut-être tenter de retrouver l’un de ses points forts – maintenant disparu – des premières saisons. Je parle bien entendu de Doakes. Quinn ne lui arrive pas à la cheville. Pas le charisme, pas le talent, pas la force, mais on lui donne désormais une animosité assez marquée contre Dex. Un point commun un peu grossier, certes, mais qui pourrait placer Quinn dans le collimateur du tueur si, à son tour, il relie les points et découvre la sombre vérité. Je ne dirais pas que voir Dexter lui régler son compte ne me rendrait pas heureux, bien au contraire, mais ça serait un peu redondant.

À côté de ça, il y a la vie de quartier. Les voisins. Tout un plaisir non partagé qui devient de plus en plus intrusif, notamment quand un vandale va forcer tout le monde à se regrouper pour organiser le pire cauchemar d’un serial killer : des rondes de nuit. Il est donc nécessaire de rapidement trouver le coupable et le faire stopper. De ce côté-là, il faut attendre la fin de l’épisode pour ça et cela donnera une scène qui semble avant tout là pour pousser Dex à utiliser les mêmes arguments que le Trinity Killer afin d’arriver à ses fins. C’est un peu facile comme chute, mais toute la storyline parait un peu poussive. Son but était de priver le tueur de sa liberté de mouvement, comme le coup du carpooling qui a au moins fourni des scènes légèrement comiques. Bref, il faudra surtout retenir que quand il navigue sur la ligne qui délimite sa vie de sociopathe et sa vie de famille, Dexter ne se montre jamais assez prudent et commet des erreurs. N’apprendra-t-il jamais à être plus patient ?

Pour finir, on peut une nouvelle fois oublier Laguerta et Angel. Et c’est tout ce qu’il y a à dire sur eux.

L’épisode se montre en tout cas supérieur au précédent, principalement grâce à la suppression de cette affaire de surmenage qui était plutôt agaçante. Ajoutons aussi que l’ensemble se révèle bien moins superficiel, mais on voit un peu trop les détours empruntés pour éviter au Trinity Killer de s’installer entièrement au cœur de l’histoire. Ce dernier n’a d’ailleurs plus qu’une victime à faire et il a largement le temps. Le fait est que l’arrivée de Lundy parait vraiment prématurée quand on regarde la façon dont agit le tueur. Le pire étant que cela donne l’impression que l’intrigue n’est pas destinée à s’étendre sur la saison. On peut alors se demander sérieusement ce qui est au programme. Je verrais bien Dexter le trouver et lui demander des cours. Enfin, on a quand même le temps de voir venir à ce stade.