Dexter - Dirty Harry (4.05)

Suite à la fusillade, Deb est envoyée à l’hôpital, alors que Lundy part pour la morgue. Dexter sait que le Trinity Killer est derrière tout ça et essaie de le retrouver. Rita apprend que son mari a toujours son vieil appartement et le confronte à ce sujet.

On reprend donc au petit matin et comme on pouvait s’en douter, Deb s’en est sortie. Lundy n’a bien entendu pas eu cette chance, car c’était quand même lui la cible du tueur. Le nouveau Dexter, celui qui admet tenir à sa famille, n’a plus qu’une chose en tête : Vengeance !

Mais voilà, au lieu d’orienter tout l’épisode sur la traque du Trinity Killer, on va être dévié par plein de petites choses, à commencer par une crise conjugale que l’on voyait se profiler de loin et qui prend finalement forme à cause de l’appartement. Pour le coup, on est un peu surpris de l’amateurisme dont fait preuve Dex avec cette histoire. Il aurait dû prévoir une bonne série de mensonges pour le cas où, mais il n’est clairement pas préparé et cela va donc se retourner contre lui. Dans son genre, Rita est plutôt agaçante quand elle s’y met, en particulier à cause de son habitude à se poser dans le rôle de la victime, comme si elle n’avait rien à se reprocher. Du coup, elle tombe sur son mari avec un regard plein de reproches, prête à l’accuser du pire, ou presque, car elle ne se doute bien entendu de rien et c’est surement ça le plus dérangeant dans l’histoire. Ce n’est pas comme si Dexter sentait un danger ou quoi que ce soit qui pourrait le pousser à réagir, non, il est juste agacé, car ça lui faire perdre du temps et à nous aussi d’ailleurs.

En attendant les séances de thérapie de couples, on passe quelques scènes en compagnie de LaGuerta et Angel qui voient leurs carrières et leur relation entrer en collision. De son côté, Quinn et la journaliste continuent leur manège. Toujours rien à développer de ce côté-là.

Heureusement, Deb est là pour remonter le niveau, nous servant une de ses crises personnelles, du genre « je n’ai aucune estime de moi-même » et « je suis responsable de mon malheur et de celui des autres ». Les Morgan ont vraiment des problèmes de ce côté-là, Harry les a bien foutus en l’air. Enfin bon, plus de Lundy, plus d’Anton, un trou dans le ventre, on peut comprendre que ce ne soit pas la forme. Et puis, on lui pardonne, car sa relation avec Dex est l’une des mieux écrites de la série et donc, la moins agaçante quand elle se met en travers de la chasse de l’épisode.

Car oui, tout n’a été que perte de temps, éloignant le plus possible Dexter du moment où il va s’en prendre au Trinity Killer. Une façon de faire typique de la série qui n’est pas son point fort, mais qui a le mérite de vraiment donner de l’intérêt au cliffhanger, car quand il arrive, on est remonté à bloc après tout ce temps perdu. Et là, forcément, c’est la surprise qui va remettre en question beaucoup de choses. Dans un sens, ça me déçoit, car ça implique un parallèle trop facile entre les deux tueurs, ce qui enlève pour le coup un peu de l’aura sauvage qui entourait Trinity.

Bref, l’histoire avance sur plusieurs plans qui ne sont pas tous très enthousiasmants. On va arriver à la mi-saison, il y a donc encore le temps pour tout ça puisse tourner différemment de ce à quoi l’on s’attend. Il faut aussi se préparer à un léger ralentissement du côté du Trinity Killer, ce qui devrait quand même permettre de le développer un peu avant que Dexter le découpe en rondelles.