Alors qu’il a tout préparé pour accomplir l’un de ses rituels mortels, Dexter est interrompu et finit par tuer un inconnu. Dès le lendemain, ce meurtre devient la priorité du département de police : le mort est le frère de Miguel Prado, puissant assistant du procureur.

La vie est belle pour Dexter. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est lui, mais je ne vais pas le contredire là-dessus, pour lui tout roule. Avec Rita, c’est l’amour avec un grand A. Cody le traite comme s’il était son père. Au boulot, c’est cool, la routine. Et les activités extra-professionnelles se déroulent sans accroc, code ou non.

Et là, on se dit que ça ne peut pas durer. Mais si, et c’est trop bien pour Dex. Bien entendu, il faut forcément que quelqu’un trinque, et bien, pour ne pas changer, c’est Deb qui va prendre, mais n’allons pas trop vite.

L’épisode commence par 5 minutes de rappel que j’ai soigneusement omis de regarder. Ce n’est pas que la saison dernière fut marquante, mais je n’ai pas voulu perdre mon temps à me rappeler qu’elle ne l’était pas, justement. Comme d’habitude, de toute façon, les pompeux monologues de Dexter seront là pour nous raconter les détails.

Alors, code, pas code ? On avait quitté le gentil serial killer libéré de l’influence paternelle. Cette émancipation a pourtant attendu cet épisode de reprise pour être consommée, allez savoir, peut-être qu’il avait encore des doutes.

Libéré, donc, il tue sans scrupule, mais suivant encore le code d’Harry. Oui, c’est un peu compliqué, pour, contre, on ne sait pas à quel moment il va se fixer. Pour résoudre un peu le problème, il se l’approprie, on va dire.

Bref, quand il ne couche pas avec Rita, il planifie son prochain meurtre, mais pas avant d’avoir fini la distribution les donuts au boulot. C’est à cette occasion que nous apprenons qu’Angel est promu, qu’il y a un nouveau dans l’équipe et que Deb a une nouvelle coiffure qui la rend plus attractive. Mais tout ça, c’est avant le drame.

La nouvelle victime de Dex est un tueur/dealer qui s’en est sorti. Tout est planifié, ce soir, il meurt. Tout est prêt : photos, bâche, éclairage,… il ne reste plus que le corps à découper. Sur place, il y a un os, un type qui n’était pas au programme et qui, surpris de voir Dexter, lui saute dessus. Mais voilà, on ne s’attaque pas à un mec qui à pour passe-temps Serial Killer en comptant s’en sortir. Ouah ! Notre ami tueur-légiste a assassiné le mauvais gars, un inconnu qui n’a peut-être pas de crime à son actif, un dommage collatéral bien fâcheux, car il lui a pété sa dent ! Oui, une preuve est restée sur place. Pas grave, il reçoit un petit booty call de la part de Rita et hop…

Le lendemain, problème donc, car le mort c’est le frère du proc, que celui-ci il a couché avec Laguerta il y a longtemps et qu’en plus, c’était un gentil…

Oui, on ne traine pas, cette saison démarre sans prendre le temps de construire un contexte ou, du moins, une base qui ne semble pas complètement bâclée. De toute façon, Dexter, il s’en fout, il est heureux.

À ce niveau-là, notre héros à l’air d’en avoir autant à faire que moi, mais lui ne regarde pas sa montre toutes les deux minutes.

Pour faire court, à cela on ajoute l’anniversaire d’Harry (ou celui de sa mort, je ne me souviens plus), quelques prétextes bidons pour lier Prado à Dex, et on tente de construire un peu de mystère autour de Quinn, le new guy in town qui a déjà les affaires internes sur le dos, et qui s’annonce comme étant le futur amant de Deb, comme il sera sa porte vers le badge de ses rêves et son émancipation paternelle personnelle. Mais chut, ça, elle ne le sait pas encore.

Je me rends compte que j’en ai dit beaucoup plus long qu’à l’habitude. Je n’aime pas trop raconter les épisodes, mais là, je n’aurais surement pas eu grand-chose à dire d’autre que « Dexter, il aime s’écouter parler », « l’histoire n’a aucune accroche digne de ce nom », « comment s’intéresser à quelque chose dont le héros n’a que faire ? » et enfin, « pourvu que la suite s’améliore ».

L’épisode se conclu sur un cliff qui pourrait s’avérer intéressant, et qui semble assez révélateur sur l’ambition des scénaristes pour la saison : c’est dans sa vie privée que le tueur va s’épanouir, le reste, ça remplira.

Cette critique a initialement été publiée le 6 septembre 2008