Dirty Sexy Money – Pilot (1.01)
Les Darling sont une des familles les plus puissantes de New York. Dans la droite lignée des Kennedy, ils ont l’argent, le pouvoir, des ambitions et une fâcheuse tendance à se retrouver dans des situations impossibles, à fricoter avec des gens peu recommandables… S’ils n’avaient pas Nick George, leur avocat, pour les tirer d’affaire, pour éviter la Une des magazines trash ou, pire, la prison, leur déclin aurait commencé depuis bien longtemps. Pourtant, Nick, avocat idéaliste, a longtemps refusé sa destinée : servir les Darling. Avant lui, son père s’était livré corps et âme à cette famille destructrice en devenant leur conseiller. Nick ne sait pas si servir les Darling est une chance ou une sentence…

Mais que se passe-t-il ? Me voilà devant une série ABC, et en plus ça ressemble à ce que l’on pourrait assimiler à une saga familiale. Les temps changent, que voulez-vous. En fait, à l’origine, Carole devait s’occuper de cette critique, mais autant le dire tout de suite, j’ai été très emballé par cet épisode. Je me propose donc pour occuper le siège de revieweur en chef pour cette saison.

La série partait sur une bonne base, une très bonne, car en fait, c’est souvent le genre de série dont je ne regarde pas le pilote. À l’origine de mon intérêt, Peter Krause, et tous mes lecteurs réguliers le savent, j’adore cet acteur. Ajouter à cela Donald Sutherland, le père de Kief, mais avec 10 fois plus de talents (si ce n’est pas plus encore). Et même la présence de William Baldwin au générique ne pouvait pas entacher le tableau (eh oui, ce n’est quand même pas le meilleur de la famille, et de loin).

Peter Krause est Nick George. Nick a grandi dans l’ombre des Darling. Son père était leur avocat exclusif et leur a consacré toute sa vie. Autant dire qu’il ne les porte pas forcément tous en grande estime. Il s’est fait sa vie, loin des Darling. Il a une belle et gentille femme, une jolie petite fille, un boulot pas très bien payé, mais qu’il aime. Bref, il est heureux et tranquille. Le jour où son père décède, Patrick Darling III, chef de famille, demande à Nick de prendre la suite de son père. Nick accepte en imposant ses termes, mais il va vite se trouver débordé par la situation.

Si il a accepté ce boulot, ce n’est pas que pour l’argent, c’est aussi pour se prouver qu’il n’est pas son père. Une tâche plus ardue qu’il ne le pensait, semble-t-il. Les Darling, ce sont des cas. Des vrais. Du genre à avoir tout ce qu’ils veulent quand ils le veulent, mais qui réussissent à se mettre perpétuellement dans des situations impossibles. Nick est plus qu’un avocat, c’est carrément le chaperon de la famille. Il est le seul à avoir une morale, il n’est même pas sûr que les Darling aient une définition du concept même. Une dure mission qui risque d’emmener ce brave Nick là où il ne veut pas, à commencer par devoir se battre pour sauver son mariage, alors qu’il n’avait jusque-là pas de problèmes.

Je ne vais pas entrer dans une description de chaque personnage, il y a pour trop long, mais l’épisode est suffisamment bien construit pour nous donner un aperçut des personnalités de chacun. Leurs problèmes, leurs situations, leurs vices, et bien sûr, quand on parle de famille riche, il y a des secrets. Les premiers révélés ne sont pas surprenants, mais il semble que la série va nous en sortir un bon paquet.

Comme vous l’avez clairement saisi, j’ai été pris dans ce petit monde. La bonne dose d’humour et de décalage présente dans ce pilote y est surement pour quelque chose. Bien qu’on est dans le genre drama, on a souvent plus l’impression de frôler la dramédie. Ce qui m’a toujours dérangé dans les sagas familiales à tendance drama, c’est le côté un peu trop mélo. Je ne pense pas que Dirty Sexy Money empruntera cette voie, mais on ne sait jamais. Le démarrage est donc efficace, mais la fin me laisse un peu perplexe. Nick va découvrir que son père a peut-être surement, et il est fort probable, été assassiné. On change quelque peu de ton, et le dernier échange entre Nick et Patrick se teinte de suspicion. Ce qui me gêne là-dedans, ce n’est pas tant la remise en cause de la mort du père, mais plus le faible intérêt de cette histoire sous-jacente qui va forcément devoir aboutir quelque part. Mais cette fin est-elle encore en gestation, ou il y a une vraie direction de choisie. Cela va-t-il être noyé dans la masse faute d’intérêt, où cela va entrainer une véritable prise d’intérêt pour le téléspectateur. Je ne voudrais pas trop le cité, mais ça pue presque autant que le faux suicide de la voisine dans le pilote de Desperate Housewives. Bon, je l’ai lâché, maintenant, je vais devoir vivre avec cette comparaison pas flatteuse qui me force à ressasser des souvenirs que j’aurais aimé avoir oubliés.

En tout cas, cela n’a pas suffi à plomber mon enthousiasme. Dirty Sexy Money, c’est la série ABC de l’année pour moi, car de toute façon, il m’arrive rarement d’en regarder plus d’une par ans. Je ne sais pas ce que j’ai avec les séries de cette chaine. C’est mauvais signe pour Big Shot. Enfin, on ne sait jamais, ce sera peut-être une bonne année, je pourrais aimer 2 séries ABC en même temps ! Je deviens un vrai fou moi.

NdA: Peter Bogdanovich fait une petite apparition, je précise pour le côté anecdotique de sa prestation.