Doctor Who – The End of The World / La fin du monde (1.02)

Pour son premier voyage, le Doctor emmène Rose 5 billions d’années plus loin, où un groupe se retrouve pour regarder l’explosion de la Terre par le soleil. Parmi eux, un traitre planifie de tous les tuer.

Référence assumée ou non, le concept de l’épisode rappelle étrangement un autre bien connu des lecteurs de science-fiction, soit le dernier restaurant avant la fin du monde de Douglas Adams (et plus encore). La grosse différence entre l’auteur (qui a travaillé sur Doctor Who) et Russel T. Davies, c’est que dans son exploitation du genre, Adams jouait avec l’absurde, mais rare sont les fois où les situations, aussi abracabrantesques soient-elles, nous ont poussés à remettre en cause ce que l’on lisait/entendait. Nous sommes peut-être dans la science-fiction, mais le mot science est présent, et si j’aime qu’on aille jusqu’au bout du concept, j’apprécie le respect des principes simples. Il est évident que ce ne sera pas le point fort de la série, qui, dès son second épisode met Rose dans une pièce, fait presque cramer le tout à coup de rayon solaire, et la fait ressortir sans un coup de soleil.

Passé cet aspect, le reste de l’épisode tient toutes ses promesses. Que ce soit par la panoplie variée d’aliens qui est présent (les Forest of Cheem, Cassandra la dernière humaine encore en vie, ou bien Face of Boe), ou par un scénario, certes comme le premier épisode, simple, mais rondement mené. Ne pas offrir une histoire alambiquée offre par la même l’occasion l’opportunité de s’intéresser un peu au Doctor, et à ce qui a bien pu arriver pendant son absence auprès du public. Rose ne sait rien de lui, mais finit par découvrir qu’il y a eu une guerre causant l’extinction des Time Lord. C’est aussi le début de l’affirmation de la personnalité du neuvième Doctor. Son humeur exalté, son envie de se plonger dans des situations risquées, tout ceci mettait jusque-là en avant son côté bon enfant, mais derrière ceci se dissimule un aspect assez fataliste sur la nature en général. Le Doctor prend très à cœur que d’autres meurent, mais au vu de ses précédentes réactions, c’est avant tout qu’on perde la vie involontairement, causé par quelqu’un qui le dérange. Une mort naturelle est pour lui un procédé naturel, suivant le cours de la vie, pouvant ainsi le faire paraître insensible.

Au final, c’est avec grand plaisir que l’on suit cet épisode, qui possède une certaine dose d’exotisme le rendant rafraichissant.

Tags : Doctor Who moins...
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