Doctor Who - An Unearthly Child

Les professeurs Barbara Wright et Ian Chesterton sont intrigués par une de leurs élèves, Susan Foreman. En lui rendant visite, ils font la connaissance de son grand-père, le Doctor. Ce dernier, ainsi que Susan, clame être un alien voyageant à travers le temps et l’espace à l’aide de son vaisseau, le Tardis, qui ressemble à une police box.

Je me sens toute jeune à côté du Doctor, qui a connu le noir et blanc, alors que mon monde a toujours été en couleur. C’était un 23 novembre 1963 que An Unearthy Child fut diffusée sur la BBC. Suivit le 30 The Cave of Skulls, le 7 décembre The Forest of Fear et le 14 décembre, The Firemaker concluait la première aventure du Doctor, simplement baptisé donc comme le tout premier épisode.

Point de saison de 13 épisodes d’une durée de 45 minutes à l’époque, mais des storylines s’étendant sur un nombre d’épisodes variables de 20 minutes (ce qui valut au départ quelques reproches à la nouvelle série, qui opta pour des stands-alones et fournissait peu d’histoires sérialisées).

Bien entendu, si je suis avant tout une spectatrice du nouveau show, cela ne m’a aucunement empêchée d’avoir auparavant effectué quelques voyages dans les archives. À quoi serviraient YouTube et les DVDs si ce n’est à cela ? Ainsi, ce n’était pas en terrain inconnu que j’arrivais (en fait, j’avais déjà vu une partie de cette histoire), mais j’admets être une femme très contemporaine et les années 60, ce n’est pas trop ma tasse de thé, alors je n’ai jamais mis le nez dans toutes ces archives doctoresques (oui, j’invente des mots).

The First Doctor est donc incarné par William Hartnell, donnant au personnage ses allures de grand-père arrogant et condescendant, mais qui parvient quand même à susciter de la sympathie. Pour cela, il est aidé par sa « petite-fille » Susan (cette histoire de descendance n’est toujours pas véritablement résolue aujourd’hui) et les deux voyagent déjà ensemble quand nous les rencontrons pour la première fois.

A l’aide d’une formule scénaristique vieille comme le monde, nous découvrons leur univers en même temps que les deux professeurs de Susan, Barbara Wright et Ian Chesterton, embarqués involontairement dans l’aventure.

Et quelle aventure, me direz-vous ! Direction l’époque paléolithique pour ce petit monde. Difficile de nos jours de ne pas grincer des dents quand la première intrigue nous emmène à l’émergence de l’Homo Sapiens, ce qui sonne étrangement peu habile. Mais c’était 1963 pardi, rien de plus naturel donc ! Enfin, une chose est sûre, si la première incarnation du Doctor est intelligente, la mémoire lui fait parfois défaut, et surtout, il ne maitrise pas très bien le Tardis pour ce qui touche au voyage temporel.

Bref, il faut alors savoir mettre de côté quelques appréhensions, qui s’expliquent largement par l’époque de production. Tout comme finalement le fait que ce An Unearthly Child n’est pas très convaincant, peu captivant et assez mou. Ma partie préférée étant à sa façon la toute première n’ayant pas réellement apprécié le voyage dans le temps.

Les années se ressentent fortement, dans le décor, dans les images et forcément aussi, dans le jeu des acteurs. Un voyage dans le Tardis qu’il faut donc effectuer en sachant où l’on met les pieds, autrement le choc peut se révéler violent.

Malgré cela, il faut reconnaître qu’il y a une chose qui ne disparaitra jamais : c’est un sacré personnage et un excellent concept, que l’on soit en 1963 ou 2010.