San Francisco, 1999. Le Doctor retourne avec les restes du Maitre sur Gallifrey, seulement le Tardis se voit obligé de s’arrêter en cours de route, et se retrouve au milieu d’une bagarre de rues entre deux gangs. Gravement blessé, le Doctor va être emmené à l’hôpital et va finir par se régénérer. Pendant ce temps, le Maitre a pris possession d’un corps. À l’approche du nouveau millénaire, le Doctor doit intervenir pour empêcher le Maitre de détruire toute vie sur Terre.

En 1989 s’achevait la série Doctor Who, dont Sylvester McCoy était le visage de la dernière incarnation. Le fameux Doctor est donc revenu juste pour une apparition en 1996 sur les écrans, dans le but premier de conquérir le marché américain. Bien que cela fut un succès en Angleterre, l’échec que le programme connut aux USA fit que cette aventure s’arrêta là.

Pour l’occasion, le septième Doctor va laisser sa place au huitième, incarné par Paul McGann. Les débuts sont un peu kitch, très 90’s, et on se serait bien évidemment passé de quelques clichés. Une fois les 15 premières minutes passées, on commence à bien s’installer dans l’histoire, et cela prend forme. La nouvelle incarnation rencontre quelques problèmes de mémoires, ne se rappelant plus qui il est. Il mettra cela sur le dos de la régénération. Dans ses aventures, il va être accompagné du Dr. Grace Holloway (Daphne Ashbrook). Le film ne durant que 1h20, nous allons surtout à l’essentiel, mais la relation qui lie les deux personnages est assez crédible.
En face du Doctor, son grand ennemi le Maitre. Eric Roberts est assez mauvais dans ce rôle, et c’est presque insultant pour le personnage tellement son jeu est caricatural.

Les quelques références faites à l’univers du Doctor n’empêchent aucunement la compréhension de l’histoire, et une fois de plus, le décor du Tardis a changé. C’est bien moins coloré (ou blanc, tout dépend à quelle époque on fait référence), s’orientant plus vers un côté spatial, et métallique, pourrait-on dire. Le fonctionnement du vaisseau a été simplifié pour l’occasion.

Dans son ensemble, cette aventure du Doctor se laisse suivre sans trop de déplaisir. Nous ne sommes sûrement pas devant la plus grande aventure du Doctor, mais l’histoire a assez de panache, et est assez rythmée pour faire son effet. Le huitième Doctor se révèle être bien sympathique, et on s’attache assez vite à cette incarnation et a sa personnalité.
Comme nous sommes sur Terre, et face au Maitre, il y a peu d’éléments étrange ou complètement surréaliste, rendant l’intrigue bien plus américaine qu’anglaise. C’était un peu le but. D’un autre côté, certains éléments de l’intrigue sont assez exagérés.

Ce téléfilm souffre un petit peu du temps qui passe, sans pour autant que cela ne gâche le visionnage.

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CaroleC
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