Dollhouse - A Spy in the House of Love (1.09)

Topher a découvert qu’un espion se trouvait au sein de la Dollhouse. Echo et Sierra cherchent à découvrir son identité.

Ils se sont mis à trois pour écrire l’épisode. Rajoutons à cela la supervision du créateur Whedon (car on sait qu’il repasse toujours derrière), il devrait faire cela plus souvent, si vous voulez mon avis. J’admets que c’est beaucoup de mains pour un programme de moins d’une heure, mais peut être que combiné, ils arrivent à supprimer les défauts narratifs des autres, allez savoir.

Quoi qu’il en soit, nous avons un épisode de Dollhouse qui se révèle être assez bien fichu. Je ne vais pas crier à la surprise et l’étonnement, nous n’en sommes pas là. Je ne suis pas de mauvaise foi, mais pour réussir à ce que je sois prise au dépourvu, il faut vraiment que ça me tombe sur la tête, et je peux le dire, en ayant vu toutes les séries de Whedon, cela ne m’est jamais arrivé au cours d’un de ces programmes (sûrement l’une des raisons qui expliquent qu’il n’est pour moi qu’un scénariste/créateur parmi tant d’autres).

Nous partons donc à la chasse de l’espion au cœur de la Dollhouse, bien qu’arrivé à la fin, il me semble quasi évident que le problème n’est pas résolu. Nous abordons donc l’intrigue avec différent point de vue, en suivant nos dolls :

November/Mellie est renvoyé auprès de Ballard, car ce dernier a supprimé les micros. Premier détail, Mellie est stupide. En fait, non, elle est pire que cela, mais ce serait malpoli de l’écrire. Elle voit Echo et tout ce qu’elle trouve à dire, c’est se demander où elle l’a déjà vu. Ouah ! C’est une flèche la fille. Surtout qu’il est évident qu’il n’allait pas lui effacer la demoiselle de la mémoire s’ils tiennent à ce qu’elle reste crédible auprès de Ballard, qui, somme toute, a eu le temps de créer un mur plein de feuilles et de traits durant notre absence. Il a le droit à la révélation de sa vie, le pauvre gars : sa voisine est une doll. Au moins, ainsi, il va arrêter de tout lui dévoiler (et se trouver une nouvelle donzelle).

Sierra se transforme en agent d’infiltration pour Dominic. Elle doit trouver qui est la taupe. C’est la partie action/suspense de l’épisode. Je serais les patrons de la NSA, je virerais mes employés, car même bien costumé, Sierra n’est pas le portrait craché de la femme dont elle usurpe l’identité (elle ne doit pas avoir non plus le même timbre de voix), mais personne ne le remarque. Bon, après, c’est peut-être une solitaire, qui n’a pas d’amis, qui sait ?

Victor a une mission romantique, qui se révèle être plus que ce qu’on imagine, car il s’agit d’aller fricoter avec la patronne, Adele. Elle utilise donc une doll pour ses propres désirs personnels. Bien évidemment, elle aurait pu choisir une autre doll, elle aurait pu aussi faire preuve d’une véritable personnalité en ne se révélant pas être une femme tout ce qu’il y a de plus ordinaire, fatigué par le travail et les responsabilités. J’exagère, mais j’ai trouvé que cette partie affaiblissait plus que ne renforçait le personnage.

Echo a une personnalité. Personne ne s’en inquiète, ce qui va faciliter le travail le jour où elle pètera un câble, comme notre ami Alpha, dont on ne parle plus. La demoiselle vient donc trouver Topher pour lui proposer son aide. À l’arrivée, tout le monde voit cela comme une évolution, alors que – oh mon dieu ! – elle fait preuve d’individualité, mais cela, personne ne capte.  Elle va donc débusquer l’espion : Dominic. C’est assez bien trouvé, du moins en apparence. J’aime le sort qui lui est réservé, assez réaliste quant au milieu dans lequel on évolue, et qui devrait nous laisser l’occasion de le revoir (du moins, je l’espère), ce qui serait ma foi intéressant.

Dollhouse continue son petit bout de chemin en nous livrant un épisode bien rythmé, mais nous ne sommes pas dupes, le mystère de l’infiltration au sein de l’organisation ne doit pas être totalement résolu, cela serait trop facile autrement.