Dollhouse - Belle Chose (2.03)

Un client de la Dollhouse vient trouver Adelle pour lui demander de l’aide : un membre de sa famille, souffrant de graves problèmes psychotiques, se trouve dans le coma. Echo devient Kiki, une étudiante qui s’amourache de l’un de ses professeurs.

J’apprécie toujours plus Dollhouse quand la série ne se centre pas sur Echo. C’est donc sans surprise que j’ai trouvé cet épisode largement supérieur à ces prédécesseurs.

Ce dernier est loin d’être exempt de défaut, pour tout dire, j’en ai toute une liste, à commencer par le parallèle facile entre ce qui passe pour Echo et Victor, ou encore le recoupement qui est réalisé à la fin, et qui était par ailleurs totalement dispensable.

L’épisode démarre péniblement, alors que l’on fait connaissance avec Terry, psychopathe du coin, en manque d’affection, qui kidnappe des demoiselles pour reproduire son schéma familial dans le but d’obtenir enfin un peu d’amour. Il franchit la barrière du meurtre, mais cela va aussi entrainer un accident le plongeant dans le coma. Chance pour nous, ceci nous amènera à faire la connaissance de son oncle, incarné par un Michael Hogan totalement sous-exploité qu’il en est honteux d’avoir utilisé l’acteur ainsi. L’homme est donc au courant des activités douteuses de Terry, et veut utiliser la Dollhouse pour retrouver les femmes disparues.

C’est ainsi que Victor devient Terry. Mais, pendant ce temps, on souffre aussi parce qu’Echo se métamorphose en Kiki, étudiante stupide et frivole, pour les besoins d’un client fantasmant sur l’idée de mettre une de ses élèves dans son lit. Le désespoir de Ballard nous gagne, et comme lui, c’est un soulagement quand on vient le décharger pour qu’il s’occupe du cas « Terry« . À noter, par ailleurs, que Topher nous fait part de certaines inquiétudes morales non négligeables face aux évènements, démontrant qu’il possède des limites qui seraient fort intéressantes de découvrir.

Enver Gjokaj et Tahmoh Penikett profitent tous deux du scénario, leur offrant l’opportunité de s’imposer. Le premier plus que le second, mais la passivité de Ballard ayant rendu le personnage totalement dispensable, ces scènes face à Terry nous le font étrangement revenir à la vie.

La suite de l’épisode va user de ficelles scénaristiques assez classiques, créant un déroulement d’évènements prévisibles, mais fournissant son paquet de scènes qui en vaut la peine. Je retiendrais ainsi le passage dans la boite de nuit, qui se révèle être vraiment drôle. Elle a aussi pour conséquence de plomber la tension psychologique qui devrait nous assaillir avec Echo, mais qu’importe, car la performance de Gjokaj est plus mémorable que celle de Duskhu, de toute façon.

« Belle Chose » est donc un épisode de Dollhouse perfectible, mais qui réussit bien, à l’aide de ses acteurs principalement masculins, à jongler entre sérieux et humour, pour nous offrir un ensemble somme tout concluant.

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CaroleC
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