Dollhouse - Briar Rose (1.11)

L’enquête de Ballard le conduit au designer agoraphobique de la Dollhouse. Adelle doit interroger Dominic après que ce dernier ait reçu un document crypté. Alpha refait surface.

Joss Whedon travaille avec plusieurs scénaristes, et en toute honnêteté, je ne dois pas en connaître la moitié. Seulement, Jane Espenson ayant sévi sur Battlestar Galactica, et ayant donné le jour à des épisodes que je classe facilement dans le bottom de la série, elle et moi, nous ne sommes pas amies. Son nom était déjà crédité pour le précédent épisode, et la revoilà pour l’avant-dernier de la saison, ce dont je me serais personnellement bien passée.

On ouvre le bal avec un parallèle minable entre la situation d’Echo/Caroline et la Belle au bois dormant, plus connu sous le nom de Sleeping Beauty, qui fut baptisé aussi baptisé par les Grimm, Briar Rose. Cette comparaison va perdurer durant tout l’épisode. En plus de nous offrir des scènes totalement inutiles au départ, avec Echo en mission auprès d’une gamine, cela va perdurer tout du long, devenant assez lourd. Le Prince et sa princesse se transformant en plus sur la fin en Bonnie et Clyde, les similarités sont alors discutables.

Ballard trouve l’architecte ayant construit la Dollhouse, sur le plan environnemental. Que celle-ci semble-t-il. Pas les 19 autres. Le personnage n’est pas mauvais, mais a malheureusement le défaut d’être interprété par Alan Tudyk. Non, je n’ai véritablement rien contre l’acteur, il fut d’ailleurs ma lumière pendant ce visionnage. Mais, d’un point de vue marketing, on ne peut pas dire que Joss Whedon ait assuré, car savoir un mois à l’avance que c’est l’acteur en question qui va jouer Alpha, tout en nous l’introduisant d’abord avec une autre identité, c’est tuer volontairement le suspense. Ceux qui n’étaient pas au courant seront les chanceux du lot, même si la mise en scène fait qu’il est facile de le deviner.

Alpha revient à la maison, et il a un but. Avant de l’atteindre, Ballard, aura pénétré la Dollhouse, dans l’unique but de faire sortir Echo. L’agent du FBI est stupide. Sur tous les plans, cet épisode nous démontre les faiblesses de Paul, étrangement épris d’une Caroline qu’il ne connaît pas, prêt à sortir de la Dollhouse le légume qu’est Echo, et surtout, laissons les autres derrière nous, ce sera pour plus tard. Ouais, bravo la moralité, mon vieux.

On comble les vides, avec une grande difficulté à rendre cela entrainant. Jusqu’à ce que notre ami Alpha vienne récupérer sa dulcinée, uploadé dans le corps de la seule et unique Echo. Quelle idée si cela avait été fait dans une autre poupée ! Tout ne tourne qu’autour d’Echo de toute façon, et même si je le savais, franchement, j’avoue que j’aurais aimé qu’il n’en soit pas toujours ainsi (je suis quelqu’un plein d’espoir, notez-le).

Dollhouse se dirige vers sa fin de saison, et rate son épreuve à réellement faire monter les enjeux. Ces derniers sont peut-être posés, mais ils ont échoué à me motiver pour le dernier épisode.