Dollhouse - Epitaph Two: Return (2.13)

2020. Topher a éliminé la possibilité de créer une empreinte à distance, mais les gens n’ont pas pour autant récupéré leur propre identité. Les survivants luttent donc pour survivre dans ce monde dévasté. Il existe une solution, mais pour cela, il faut retourner à la maison …

L’épisode s’ouvre donc sur un rappel à Epitaph One (1.13), qui nous plongeait dans un monde apocalyptique en compagnie de Mag (Felicia Day), Zone (Zack Ward) et une gamine (Adair Tishler). On les retrouve pour cette suite, dans la continuité des évènements.

Tout est en place pour avoir rafraichi la mémoire à ceux qui avaient vu l’épisode, et introduire les quelques éléments nécessaires pour les autres, Epitaph One n’ayant pas été diffusé sur la Fox mais son visionnage ne parait aucunement indispensable à la compréhension.

Ainsi Epitaph Two: Return, avec son titre référentiel, continue sur la lancée très Terminator pour offrir une véritable conclusion à la série. Étonnamment, je ne m’imaginais pas écrire ce qui suit et pourtant, pour se terminer, Dollhouse aurait dû opter pour un 2-hour, trop d’éléments ne sont que dessinés, et l’épisode parait juste esquisser les traits d’une histoire, sans jamais réellement plonger dedans.

Ainsi, il ne faudra pas longtemps à notre groupe de survivants d’Epitaph One pour trouver Safe Haven (lieu où vivent les survivants, pour faire simple), mais avant cela, on fera un détour basique et non approfondi à Neuropolis. On entr’aperçoit un univers pour se diriger vers un autre, tout aussi classique, mais légèrement mieux mis en place : celui où se trouve Adelle, Topher et le reste de la bande. Le temps a passé, les relations ont évolué, et c’est là-dessus que va être principalement bâti ce à quoi on assiste.

De T., l’enfant de Priya et Tony à leur couple amoureux, mais divisé, à Caroline/Echo et son amour inexprimé pour Ballard, en passant par notre Topher à moitié à côté de la plaque et soutenu par Adelle, ce sont les dynamiques entre les protagonistes qui font progresser l’intrigue, épaulée par quelques questions existentielles qui furent déjà abordées dans la série.

Au final peu d’action, et on ne peut pas dire que sur ce plan-là, cela soit une réussite, le retour à L.A. pour retrouver le bercail étant assez mal mis en scène, à l’image de la perte de Ballard, trop calculée et froide pour avoir un véritable impact. Echo/Caroline est la seule qui sera affectée et ce n’est pas ce qu’il y a de plus concluant en la matière.

Le troisième lieu de l’épisode est donc la Dollhouse, qui nous offre l’opportunité de revoir Alpha, qui lui aussi a progressé, mais tout ceci n’est qu’une nouvelle fois introduit, et ce sera sûrement là mon plus grand regret – le manque d’exploitation d’Alan Tudyk.

Là où ce final réussit réellement, c’est clairement dans sa volonté d’offrir une véritable conclusion à la série, qui permet ainsi de terminer sur une note satisfaisante, sans avoir l’impression qu’une porte a été laissée ouverte. Pas de regard en arrière, l’histoire de Dollhouse touche ici bel et bien à sa fin.

Cela manque singulièrement d’approfondissement, mais dans son ensemble, Epitaph Two: Return offre une conclusion satisfaisante à la série.