Dollhouse - Gray Hour (1.04)

Echo devient Effy, une voleuse. Mais les évènements déraillent quand elle perd sa programmation en plein milieu d’un vol. L’agent Ballard reçoit la visite de Lubov.

Ma première pensée au vu du concept fut de me dire qu’il était un peu tôt dans l’histoire de la série pour nous faire le coup de la déprogrammation. Tous les genres ont leur classique : la prise d’otage, la perte de mémoire, faire partie d’un juré, etc. Des fois, ils arrivent plus rapidement qu’on ne s’y attend dans une série.

Cela n’est foncièrement pas une mauvaise chose. Tony Amendola est donc le client du jour, et il veut mettre la main sur une pièce de collection. Nous voici alors avec des voleurs professionnels, une équipe qu’intègre Echo. Bien entendu, nous allons à vitesse accélérée, et au cours des premières minutes avec tous les membres, difficile de ne pas se dire qu’on n’a vu plus de films de braquages et d’arnaques que les deux scénaristes, Sarah Fain et Elizabeth Craft, pour la simple et bonne raison qu’on organise pas un vol de haute volée sans préparation intensive, et sans connaître ses associés (en tout cas, moi, je ne voudrais pas). Or, il est évident que les deux partenaires d’Echo/Effy ne la connaissent pas. Ceci n’est qu’un simple détail, qui ne viendra pas véritablement entacher l’ensemble, plutôt satisfaisant, je dirais.

Echo perd donc la mémoire, et Sierra va entrer en action. Dichen Lachman est décidément bien plus convaincante à mes yeux qu’Eliza Dushku, et pour le moment, je préfère tous les autres dolls à la principale. Car, pendant ce temps-là, Lubov est avec l’agent Ballard. Cela ne fait pas avancer notre affaire, mais d’un autre côté, cela pose pas mal de questions : sa mission à lui est du long terme, mais que fait-il exactement ? Surveille-t-il Ballard, danger potentiel ? Pour le moment, je trouve cette partie de l’intrigue assez obscure. Qui plus est, on ne s’y arrête pas suffisamment pour comprendre à quoi elle va nous servir. Il faut donc faire preuve de patience, car nous avançons avec simplement une ou deux scènes, ce qui rend le personnage de Ballard toujours aussi inexpressif, et assez fade à l’heure actuelle. Il aurait besoin d’un peu d’expositions pour devenir, au moins à nos yeux, plus ambivalent. Avoir l’âme torturée et être dépressif n’est pas suffisant.

Nous officialisons aussi qu’Alpha est en vie, bien que nous ne savons pas trop à quel jeu il joue. Deux théories quant à son identité s’imposent à mon avis :

– La première est que nous ne l’avons jamais rencontré. Ainsi, on nous la joue  Sylar dans Heroes, et c’est donc une idée douteuse. Il n’y a pas d’intérêt de nous dissimuler quelqu’un si on n’a jamais croisé sa route. Le but est alors simplement de le rendre mystérieux, mais cela ne sert au final que ce but, et tient rarement sur la durée. Donc, bien entendu, je préfère ne pas appuyer cette théorie.

– La seconde est que nous avons déjà croisé sa route. Ainsi, il y a des raisons de ne pas l’intégrer encore totalement à l’intrigue, mais de faire planer le mystère. Pourquoi pas ? Nous ne connaissons rien d’Alpha, ni l’état actuel de sa psychologie. Après tout, il peut très bien être schizophrène. Bien entendu, cette théorie laisse peu de choix, car il n’y a pas non plus pléthores de seconds rôles masculins dans la série. À voir donc.

Il y a peut-être d’autres hypothèses, mais pour le moment, au vu du peu que l’on a, je m’arrête à celles-ci.

L’épisode joue dans un registre assez classique, n’apportant pas beaucoup d’originalité, mais il réussit à être efficace.