Dollhouse - Man On The Street (1.06)

Un journaliste télévisé expose la Dollhouse alors qu’Echo devient Rebecca, l’amour perdu d’un client.

Sans grande difficulté, Man On The Street est le meilleur épisode de Dollhouse que nous ayons eu jusqu’à présent. Ce n’est pas la perfection, mais il se passe enfin quelque chose, le client, malgré son aspect sentimental se révèle être intéressant, et Ballard progresse enfin. Puis, surtout, le plus important, sans pour autant être le mieux amené, on nous dévoile des enjeux montrant que non, la série n’a pas été construite que pour 13 épisodes.

Dans un premier temps, nous ouvrons le bal sur un journaliste, qui nous parle de la Dollhouse, et interview des gens sur le concept même. Nous parlons de fantasy pour décrire la fonction première de la Dollhouse. Ce n’est pas tout à fait exact à mon goût vu ce qu’on a vu depuis le début, mais il semble aussi que le concept de base ne fut pas véritablement maitrisé jusque-là. Au moins, le client auquel nous avons affaire cette semaine rentre très bien dans cette image. Mais, je m’égare légèrement, car il faut quand même spécifier que cette histoire journalistique ne sert strictement à rien. Cela a l’air de n’inquiéter personne qu’un type en fasse une émission. Sûrement, car, cela doit être à moitié tourné à la dérision, même si on ne le voit pas. Alors, pourquoi le faire ? L’épisode aurait pu être simplement agrémenté de conversations d’inconnus parlant de la fameuse Dollhouse, mythe ou réalité, autour d’une bière. On nous aurait évité un stéréotype de la série de genre, et cela aurait gagné en crédibilité.

Ballard voit l’émission et, est sur une piste. Il est temps pour lui de progresser, après tant de temps à ne rien faire. Pour l’occasion, nous revoyons Mark Sheppard, dont je ne connais bien entendu pas le nom du personnage, mais il faut dire qu’il fait ici sa deuxième et troisième scène. C’est assez frustrant en soi, car on sait qu’il doit servir à quelque chose, mais on ne semble pas vouloir nous le dire. Bah oui, on ne prend pas un acteur au visage familier dans une série dite de genre simplement pour qu’il pose son cul sur une chaise. Si on veut tenter de duper le public, on fait le coup de la voisine peu charismatique, que Ballard remarque enfin. Le retournement de situation final n’est pas une grosse surprise, surtout avec les caméras planquées dans l’appartement. Non, parce que moi, personnellement, quand je vois ce type de procédé dans les séries télé, je me demande si l’habitant, il fait le ménage chez lui de temps en temps… Oui, je sais, c’est stupide comme réflexion ! Ballard a donc pisté le client, va se taper la discute avec lui (au lieu de suivre Echo et son ange gardien, comme c’est bizarre…), puis finir par réellement rencontrer Echo qui va lui fournir des informations : elle est envoyée par quelqu’un au cœur de la Dollhouse, qui lui apprend qu’il y a 20 autres maisons (j’imagine que Joss est le genre d’homme qui ne conçoit pas un plan à échelle mondiale), et qu’il doit lâcher l’affaire, si on peut dire. Enfin, en gros, voici enfin de quoi attiser la curiosité et démontrer qu’il y a de quoi développer, ce que nous n’avions pas jusque-là. Notre ami a intérêt à avoir bien choisi la taupe qu’il a placée dans la maison de poupée s’il veut garder une certaine cohérence, et surtout, il nous annonce que la vente de rêve est un business, mais pas le but premier de cette organisation. De nouveaux enjeux pour Ballard, qui trouve ici sa nouvelle mission. Vu le temps qu’il a mis à trouver la Dollhouse, on n’est pas couché ! On aurait besoin d’un agent un peu plus compétent, si vous voulez mon avis.

Pendant ce temps-là, dans la Dollhouse, Victor est accusé d’avoir abusé de Sierra. La demoiselle est à moitié traumatisée et pleure le soir. Nos poupées sont censées ne rien sentir, être des légumes en déplacement, donc cela ne va pas. Bon, l’idée n’était pas mauvaise, seulement, il y a pas mal de trous dans le gruyère. Il faut le vouloir quand même pour se retrouver seul avec la demoiselle, loin des caméras. Boyd va donc découvrir qui est derrière tout cela, les suspects étaient limités, mais l’affaire reste bien menée.

Il y a donc pas mal d’évènements au cours de cet épisode, qui le rende bien plus attrayant que les précédents. Tout n’est pas parfaitement maitrisé, et s’il est évident que pour le moment, l’originalité n’a pas vraiment pointé le bout de son nez, c’était en définitive bien plus plaisant à suivre, et c’est une amélioration non négligeable.