Dollhouse - Meet Jane Doe (2.07) / A Love Supreme (2.08)

Meet Jane Doe (2.07)

Echo reste introuvable pour la Dollhouse qui se retrouve alors aux mains de Harding. Adelle est rétrogradée, alors que Topher se voit lui pousser à développer la technologie servant aux empreintes identitaires.

À la fois beaucoup et si peu au sein de cet épisode de Dollhouse, dont le défaut principal fut d’être quasiment incapable de me captiver. La faute à une structure narrative qui prend le chemin de la facilité, préférant passer sous silence quelques développements pour atteindre le but fixé. Ainsi, on ne peut pas reprocher à Dollhouse de ne pas progresser, au contraire, mais ce n’est pas pour cela que l’agencement est maitrisé.

Nous avions quitté Echo en liberté. C’est là qu’on la retrouve, avec un épisode qui nous replace vite fait les pions pour ensuite nous envoyer trois mois dans le futur. C’est là que l’intrigue de Meet Jane Doe aurait dû débuter, le petit rappel étant mal intégré et pour le coup dispensable. La suite de l’épisode pouvait très bien se charger de replacer le contexte.

Les dernières mésaventures ont entrainé quelques changements hiérarchiques au sein de la Dollhouse avec une Adelle devant jouer au petit toutou, tandis que Topher est épaulé par une Sierra et un Victor transformés en scientifique pour faire évoluer la technologie des lieux. Notre petit génie se doute que Rossum a des plans cachés, mais dans un grand moment de non-lucidité, va pousser le vice par réaliser lui-même l’accessoire ultime. Avant d’en arriver là, nous aurons le droit à quelques scènes répétitives nous montrant qu’Harding à la tête de la Dollhouse du coin prend un certain plaisir à humilier Adelle. On ne va pas lui en vouloir, ce n’est pas comme s’ils s’aimaient.

Pendant ce temps, un seul semble avoir conservé intégrité et logique : Boyd. En plus d’être totalement réaliste sur la fonction immorale de la Dollhouse et de son utilisation des poupées (au contraire d’une Adelle qui aime idéaliser son règne passé), il est en contacte avec Ballard, ce dernier étant par ailleurs en compagnie d’Echo.

Alors, au lieu de réellement utiliser le nouveau contexte mis en place au cœur de la Dollhouse, nous filons retrouver Echo, aujourd’hui totalement consciente de ses différentes empreintes et exploitant son nouveau super cerveau. Aidé de Ballard, est elle est décidée à faire sortir de prison une étrangère – qui s’y est retrouvé par sa faute, de toute façon. Le tout étant surtout un entrainement, car à grande échelle, Echo et Ballard ont des plans, consistant bien évidemment à s’attaquer à la Dollhouse de l’intérieur. On aborde un peu la question de Caroline en évitant le fait que maintenant Echo est une personne à part entière. Chaque chose en son temps, et ce point est sûrement le plus compliqué à régler.

Bien entendu, si l’épisode ne se donne pas vraiment la peine d’explorer les trois mois qui ont passés et les changements qui sont nés au cours de cette période, c’est avant tout, car, arrivé à la fin, on va se retrouver dans une situation bien plus familière, Adelle dupant Topher pour retrouver son trône (si petit, finalement) et Echo et Ballard rentrant au bercail pour mettre en place leur plan machiavélique.

Au bout du compte, on aboutit à un épisode qui apparaît fort bâclé. Il y avait des choses à dire, mais elles furent la plupart du temps mal insérées et Meet Jane Doe se révèle ainsi peu inspiré.

A Love Supreme (2.08)

Alpha refait surface et trouve le moyen de mettre au courant la Dollhouse de son retour, en liquidant les clients commandant la Echo romantique.

Après un peu de torture psychologique, Echo peut enfin retourner au travail. Malheureusement, cette activité va être perturbée par l’intervention d’un ancien copain de jeu, j’ai nommé Alpha.

Alan Tudyk vient donc faire son show et va faire preuve de grande conviction, malgré la maigreur du matériel qui lui sera offert. Car, si Alpha a tout d’un personnage bad-ass, il a perdu ses motivations de départ pour n’en avoir qu’une seule : Echo. La série aurait dû porter son nom, étant la seule que l’on a le droit de voir au générique, et semblant obséder facilement les mâles du coin.

Quoi qu’il en soit, Alpha fait un peu le ménage dans la clientèle d’Echo, de quoi attirer l’attention. Il fait preuve d’un timing impeccable, ayant gentiment attendu le retour de sa dulcinée au sein de la Dollhouse. Oh, mais attendez, voilà qu’après avoir utilisé la tuyauterie des toilettes pour pénétrer dans ce lieu se trouvant au 36e dessous (malgré une magnifique fenêtre nous offrant une vue de L.A.), Alpha révèle à Adelle les petites activités d’Echo et Ballard durant l’été passé. Pourquoi n’être pas intervenu avant ? Qu’importe, car il est là, maintenant, et qu’il est décidé à fouiller dans la caboche d’un Paul Ballard bien mou  pour découvrir pourquoi Echo a le béguin pour ce flamby.

Pour mettre son plan à exécution, Alpha va mettre la Dollhouse sens dessus dessous et semer la zizanie. Lui aussi possède de quoi manipuler la technologie du coin. Intéressant, donc. Il faut dire que dans cet épisode où les personnages réfléchissent bien peu, Alpha est bien la seule petite chose divertissante du coin.

Echo va devoir personnellement s’exposer, allant sauver les miches d’Adelle (but why ? Whhhyyyy ?), alors qu’il faudra arriver quasiment à la fin pour que Topher se souvienne du petit joujou inventé dans l’épisode précédent. Autant pour le génie qui sommeille en lui. C’est toujours mieux que Boyd, réduit ici au strict minimum.

Pour donner de la valeur à l’épisode, les évènements vont devoir prendre une tournure tragique, et celle-ci touche ce brave Ballard, qui ne fait pas le poids face à un Alpha psychopathe. De quoi, en toute logique, nous assurer le retour de ce dernier dans les environs avant la fin de la série.

Love Supreme est un épisode fort peu inspiré, dont le seul intérêt est la présence de Alpha, ou dirais-je simplement d’Alan Tudyk, le personnage étant gaspillé dans une storyline sans intérêt.

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CaroleC
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