Dollhouse - Omega (1.12)

Alpha est parti avec Echo/Caroline, ainsi que les empreintes de personnalité de cette dernière. Boyd et Ballard tentent de le retrouver.

Fin de saison ou de série pour Dollhouse, cela n’a pas encore été tranché. On conclut donc la storyline mise en place à l’aide de 49 minutes bien trop longue, un format qui ne convient définitivement pas à l’équipe de Whedon. Cela n’achève pas tout, et si le show est annulé, certains aspects resteront sans réponses, et étrangement, pour quelques questions, je trouverais presque cela dommage, mais comme beaucoup de choses dans Dollhouse, c’est avant tout ce qui tourne autour des personnages secondaires. Suis-je la seule à ne trouver mon compte dans cette série qu’auprès de ceux qui servent à moitié de sous-fifres ?

Je l’avais déjà dit, mais la série aurait dû s’appeler Echo. Car elle – ou Caroline – est belle, merveilleuse et attirante ; quelqu’un devrait signaler à Whedon que sa fascination pour son actrice principale n’est pas universelle. Elle laisse du monde indifférent, moi comprise. Et au vu de cet épisode, le personnage principal ne devrait pas être tenu par Duskhu, qui, à l’occasion, arrive à faire preuve de présence, mais toutes les autres actrices du show sont meilleures qu’elles, à commencer par Amy Acker, que j’ai toujours préféré.

Claire Saunders prend une tout autre dimension dans l’épisode, après la révélation qu’elle est une doll, Whiskey. On nous apprend ce qui est donc réellement arrivé avec Alpha au cours de son pétage de plomb, qui, pour ne pas faire exception à la règle a fait une fixette sur Echo. Mais, pourquoi ? Allez savoir !

Tim Minear nous livre de la discussion, des dialogues entre Alpha et son Omega, qu’il voulait à son image, mais qui devient sa Némésis. Après avoir mis la personnalité de Caroline dans le corps de Wendy (victime de passage), il charge Echo de toutes les personnalités qui sont passées dans sa tête. Mais au lieu d’embrasser son nouveau statut, elle va en sens inverse. Ce n’est pas la première fois que mon esprit bute sur certains principes de ce show qui parfois oublie d’explorer la moralité (ou l’immoralité) de son concept, passant outre le tendancieux qu’on peut trouver, et qui donne à la vie une définition que je ne rejoins pas toujours. Résultat des courses : je crois que je réfléchis trop devant une série comme celle-ci, et je ne devrais pas ! Les tentatives de Minear sont intéressantes, mais la mise en pratique laisse à désirer, et parfois, il vaut mieux moins en dire. La mise sur un piédestal d’Echo n’aide pas vraiment la cause, il faut aussi le rajouter.

Il ne se passe donc pas grand-chose pendant une grande partie de l’épisode, où d’ailleurs, Sierra et November se volatilisent à moitié dans la nature, histoire de dire, j’imagine. On n’avait pas de place pour elles. La fin contient par contre pas mal d’éléments assez riches, qui était bien plus solide et aurait étoffé l’épisode si on s’y était concentré. D’abord, la découverte par Saunders qu’elle est une doll et sa façon de l’appréhender, et surtout les liens qu’elle entretient avec Topher. La situation pour Victor a changé, maintenant, et cela risque d’avoir un impact sur son rôle au sein de cette pseudo-entreprise mystique. Puis, nous avons Ballard, qui trouve sa place et qui rejoint le groupe, en échange de la libération de November. Il ne pouvait pas demander celle d’Echo, c’était dans le scénario, mais j’aime quand même ce geste, que je trouve touchant et qui prouve enfin que Ballard était attaché à Mellie.

Un season finale qui, à mon avis, sert plus la possible suite que la saison qui vient de se dérouler. Pour les fans, il faut souhaiter un renouvellement, car cela aura été totalement vain autrement.