Dollhouse - Stage Fright (1.03)
Echo devient Jordan, une choriste devant aussi assurer la protection d’une star menacée par un fan. Pendant ce temps-là, l’agent Ballard continue son enquête, mais les choses tournent mal.

Cette semaine, jupe courte, haut moulants, et bottes pour Echo, qui devient ainsi Jordan. Un manager vient donc faire un tour à la Dollhouse pour embaucher une poupée qui se fondra dans le décor, mais agira en conséquence pour protéger sa star-chanteuse, Rayna. Je suis quand même curieuse de savoir comment on se retrouve à aller dépenser fortune à la Dollhouse, qui bénéficie de ce côté-ci d’une trop grande accessibilité, alors qu’avec Ballard, on nous présente un mythe vivant. Surtout que je n’ai pas le sentiment que les clients soient si difficiles que cela a pister. Étrange, étrange.

Le Dr. Saunders désapprouve la nouvelle mission d’Echo, avant tout optimisée pour jouer les amoureuses éperdues. Où est le scripte sur cette série ? Pourquoi personne ne nous a rien dit ? Autant, au fond, ce n’est pas une mauvaise idée que les poupées soient spécialisées, surtout si on avait eu l’intelligence de ne pas tout centré sur les missions d’Echo, cela aurait pu être plus divertissant. Seulement, nous sommes à l’épisode 3 et Echo a fait 4 missions : deux fois la petite amie potentielle, friande des sports, une négociatrice, et là, une choriste-protectrice. Moi, je pense, personnellement, qu’il leur faudrait des poupées un peu plus variées déjà, ils ont tous l’air à moitié de top model dans cette baraque, et parfois, pour certaines missions, quelqu’un pourrait vouloir une nana qu’on ne regarde pas quand elle passe dans la rue, quoi.

Passé cela, la mission ne se révèle pas très passionnante, un peu trop ordinaire dans le développement de ses personnages, entre le fan excessif prêt à tuer et la chanteuse dépressive, rien de neuf sous le soleil. Tout est là pour arriver à la conclusion qu’Echo est la nouvelle Alpha, soit the best of the best. C’est la faute à Topher, car ce n’est pas logique qu’elle se distingue autant de ses congénères (ils sont combien d’ailleurs ?). Il ne fait qu’insérer une personnalité et programmer. Ici, Echo-Jordan va prendre une initiative qu’on n’attendait pas d’elle. Je suis surprise qu’ils soient tous aussi surpris. Ma foi, si elle n’est pas censée réagir ainsi (ce que, en fait, je pensais qu’elle était censée faire), Dominic a raison, elle est un danger potentiel, alors pourquoi attendre bêtement que cela déraille ? On nous insère des petites bribes, car on sait que la machine va capoter, seulement, si elle pouvait dérailler maintenant (et un peu plus qu’un simple signe de tête dans les couloirs si possible), ce serait pas mal.

Ou alors, s’il faut prendre son temps, donner quelque chose à faire à Ballard. D’abord, qu’on lui refile un partenaire, histoire qu’on développe des interactions pour l’agent dépressif, puis qu’on lui donne quelque chose à mâcher le gars. Tout ce qu’il a, c’est Lubov, qui est une poupée lui aussi (ce qu’on savait tous, on a vu les photos promos). Peut-être est-il en mission justement pour surveiller Ballard. J’ai oublié ce qui a été dit sur l’agent au sein de la Dollhouse dans le dernier épisode.

Au final, l’épisode laisse une impression plutôt mitigée. La chasse à l’homme du précédent épisode était plus intéressante en terme de mission qui déraille (et Matt Keeslar plus convaincant que la chanteuse), mais cela manque encore singulièrement de consistance, et j’attends que Ballard nous offre du concret.