Dollhouse - Stop-Loss (2.09)

Stop-Loss (2.09)

Quand son contrat arrive à terme, Victor est libéré et retourne à sa vie. À peine 24 heures plus tard, il est abordé par des hommes de Rossum pour lui offrir la possibilité de redevenir soldat. À la dollhouse, Echo et Adelle s’opposent.

Nous avons eu plus tôt dans la saison un épisode autour de Sierra, il est donc tout à fait naturel de se tourner vers Victor, aka Anthony. Si ce n’est, qu’à ce stade de la série, les évènements s’inscrivent encore plus dans une trame générale qui ne sert pas très bien l’histoire personnelle du personnage.

À ce stade, il est plus qu’évident que la fin se prépare et l’intrigue évolue dans le but de nous conduire vers la conclusion. Seulement, j’avoue avoir des difficultés à apprécier les évènements qui se produisent devant le lot d’interrogations qui né, avant tout posé à cause de l’illogisme des actions des protagonistes en place. La fin de l’épisode aurait du arrivé il y a de cela bien longtemps, et je ne vois rien qui puisse véritablement justifier la lenteur d’action d’Adelle.

Ainsi, tout le monde ou presque s’est fait une raison sur l’évolution d’Echo, qui semble avoir transformé son univers en sorte de Matrix personnelle, avec Topher qui lui fournit ce qu’elle a à savoir quand il y a nécessité. Si Adelle était un peu dans le brouillard avant, la fin du précédent épisode aurait dû suffisamment l’éclaircir. Elle va pourtant préférer passer le temps en se saoulant plutôt que de corriger les dérèglements internes, ou tout le monde croit être libre d’aller et venir comme bon lui semble. Ajoutons à cela le drapeau du code morale et de la bonne action que l’on nous brandit, pour une entreprise qui imprime des personnalités dans le corps d’autrui et les envoie coucher avec des inconnus, cela laisse à désirer. C’est encore plus accentuer par le fait que l’opposition se fait contre une branche interne de Rossum, leur propre patron, et que le personnel ose s’offusquer du sort des dolls, alors qu’ils ont déjà eux-mêmes participé à ce type d’activité.

Stop-Loss aurait pu tirer son épingle du jeu avec Victor, seulement cette partie manque singulièrement d’originalité et, surtout, son exploitation n’apporte que très peu au personnage, et possède un développement bien trop basique pour réussir à s’affirmer. Ainsi, comme quasiment tout ce qui fut bâti autour de lui, nous en revenons éternellement à cet amour pour Sierra. Cela sonnait déjà fort répétitif avant, autant dire qu’ici, cela ne change pas. On s’y fait, mais il est, à l’arrivée, un peu dommage de n’avoir donné qu’une dimension à cette relation qui sonne ironiquement programmé.

Au final, cet épisode a surtout pour lui sa conclusion, qui aurait dû arriver il y a déjà fort longtemps : l’envoi d’Echo à The Attic.

The Attic (2.10)

Echo, Victor et Sierra sont envoyés à The Attic. Une fois là-bas, Echo doit découvrir les secrets du lieu pour pouvoir en sortir.

La fin de la série est donc définitivement proche et The Attic met tout en place pour nous lancer vers celle-ci et l’opposition avec Rossum.

Pour ce faire, les éléments vont en grande partie se dérouler dans The Attic, où Echo, Victor et Sierra ont été envoyés, alors qu’à l’extérieur, Topher doit trouver une solution pour faire sortir Ballard du coma.

Nous allons donc tout d’abord faire un tour dans la tête d’Echo, qui voit des pièces de souvenirs ressurgir (un petit côté Eternal Sunshine of The Spotless Mind, peut-être ?), avant de croiser sur sa route un meurtrier déguisé et Dominic (Reed Diamond).

L’épisode se construit donc autour du concept de The Attic, qui va fournir l’opportunité de faire progresser l’intrigue, fournissant des informations au fur et à mesure. Le rythme est maintenu tout du long et les éléments s’emboitent bien.

Le principe est au fond fort simple et pas des plus originaux, le fonctionnement de The Attic faisant plus qu’écho (sans sale jeu de mots) à celui de la matrice. A l’intérieur, ils doivent faire face à leur propre cauchemar. Pour Sierra et Victor, nous rejouons alors avec ce que nous savons déjà d’eux : sa peur de Nolan pour elle, et celle de la guerre pour lui.

Il n’y a pas vraiment le temps de s’attarder dessus, car un certain Arcane tue dans leurs esprits les personnes coincées dans The Attic.  Ceci n’est bien évidemment pas anecdotique, et va diriger notre gang vers quelques révélations et la découverte d’un monde post-apocalyptique, vision de l’avenir qui est connu du public ayant visionné l’épisode Epitath One. Ce monde se trouve être celui conceptualisé par Clyde, l’un des deux fondateurs de Rossum, qui après avoir été poignardé dans le dos par son partenaire, a eu plus que le temps, dans The Attic, de réfléchir aux possibilités d’avenir.

Voilà en gros le futur qui nous attend, qui ne prend pas en compte la résistance s’étant mise en place au sein de la Dollhouse. L’épisode possède donc un petit twist qui n’est pas vraiment en accord avec l’ensemble de la série, mais qui correspond aux évolutions qui furent prises au cours de ces derniers épisodes. Sur un plan large, la solidité de l’intrigue doit en prendre un coup, mais sur l’instant présent, cela fait quand même son effet – et crédibilise quelques évènements du précédent épisode. Par ailleurs, on reconnaît ici un schéma narratif que Joss Whedon affectionne fortement, et qu’il a déjà utilisé dans d’autres de ses séries.

The Attic met donc tout en place pour la fin de la série. Entre les premiers épisodes et aujourd’hui, il y a pas mal d’incohérences sur le plan psychologique des personnages, mais l’intrigue reste suffisamment accrocheuse pour qu’on ne s’y arrête pas trop.

A noter, l’épisode est la première réalisation de John Cassaday, dessinateur des Ashtonishing X-Men de Whedon.