Dollhouse - The Target (1.02)

Pour un client, Echo devient une femme passionnée par les sports, et l’homme l’emmène dans la foret pour jouer au jeu du chat et de la souris. L’agent Ballard reçoit un indice sur l’identité d’Echo, alors que l’on découvre comment l’agent Boyd est arrivé à la Dollhouse.

J’ai le vague souvenir que ce second épisode doit être composé d’éléments qui auraient dû servir pour le pilote. Une histoire dans ce goût-là, je crois, car je peux confesser ne pas avoir suivi toute l’affaire de près, cela ne m’intéressait guère. Quoi qu’il en soit, le résultat n’est pas des plus concluants.

Je tiens à aborder un point essentiel maintenant pour moi, ne sachant pas combien de temps va durer la série, et surtout qui m’obsède totalement, se révélant être un obstacle pour adhérer au concept : Echo est une personne. Ce n’est pas un fantôme, ce n’est pas un légume. Elle marche, elle parle, elle se lave, elle dort. Elle a un putain de nom ! Donner une identité à quelque chose est accepter son existence, la crédibiliser, et quand cette chose est capable de parler, c’est la juger consciente, c’est l’humaniser. On lui a ‘retiré’ la personnalité de Caroline, l’être qu’elle était, on lui implante d’autres personnalités conçues de toutes pièces, mais quand elle n’est pas une de ces filles, elle est Echo. Soit, ce n’est pas une lumière, elle n’affirme pas de personnalité, on a juste l’impression qu’elle a trop consommé de stupéfiants, mais cela ne change rien au fait que les connectiques dans son cerveau fonctionnent. D’ailleurs, elle devrait en toute logique retenir ce qui se passe dans sa vie quand elle est Echo, vu qu’autrement, cela reviendrait à lui apprendre tous les jours qu’elle est Echo, à manger, à boire, à vivre logiquement (genre Kyle XY dans le premier épisode). Bref, je ne suis pas forcément très claire, mais cela me gêne, j’ai l’impression qu’on essaie de crédibiliser un concept qui ne tient pas debout à la base.

Pendant ce temps-là, dans l’épisode, Ballard ne progresse pas. À vrai dire, il ne fait rien de notable, à part rencontrer Mark A. Sheppard, qui n’est pas venu faire beau 5 minutes dans l’épisode. Enfin, si, mais cela implique donc qu’on va le revoir. Notez que lui, qui travaille pour le FBI, a un coéquipier. Ballard est une âme solitaire… Je pense personnellement que cela aurait été meilleur s’il avait eu sa Scully à lui.

Alors que le sexy agent du FBI reçoit une photo de Caroline, Echo rencontre The Middleman, alias Matt Keeslar, qui aime la nature, le sport extrême, et la chasse. Tout particulièrement celle qui consiste à pourchasser les jolies jeunes filles pour les tuer. À croire que pour donner de l’intérêt à une mission, celle-ci doit forcément mal tourner. Car si le bellâtre s’était révélé sain d’esprit, qu’y avait-il d’intéressant à le voir gambader avec Echo dans les bois ?

Tout cela est entrecoupé de scènes flashback, nous apprenant comment Boyd a intégré la Dollhouse, comment le Dr. Claire Saunders a hérité de ses cicatrices, et créer une sorte de mystère entourant Echo.  Boyd est donc arrivé après qu’Alpha ait pété un câble. On ne sait ni le comment, ni le pourquoi (on peut remettre la faute sur Topher), mais il y a eu des morts. Sauf que, voyez-vous, Alpha a épargné Echo. Et il a lacéré le visage de Claire Saunders. Plus de mystère pour elle. Maintenant, on peut donc ouvertement gâcher le talent d’Amy Acker. Alpha serait aujourd’hui mort et enterré, mais voilà a-t-on dit la vérité ? Ont-ils réellement réussi à le retrouver ? En gros, est-ce que cela nous intéresse ? Moi, pas particulièrement. Tout part dans tous les sens, et personne ne prend le temps de poser convenablement la situation et les enjeux. On pourrait me croire hermétique aux mystères, mais j’aime avoir des bases solides pour juger que cela vaut la peine d’attendre des réponses à des questions. Là, je me fous des questions et j’ai trouvé Eliza Dushku assez agaçante.

Je sais, je sais, ils ont dit que la suite était meilleure (cet épisode compris) et tout le tralala, mais je n’adhère pas vraiment. Mais bon, cela n’est pas totalement pénible à regarder, et il y a des acteurs que j’aime bien voir sur mon écran.