Dollhouse - Vows (2.01)

Quelques mois ont passé, et la Dollhouse est de plus en plus exposée. Echo épouse un riche et charismatique vendeur d’armes britannique, que le FBI n’arrive pas à attraper. Mais, la jeune femme femme va être victime de flash de ces anciennes empreintes. Whiskey/Dr. Saunders lutte après avoir pris connaissance de son statut d’active, en passant ses frustrations sur Topher.

Par un miracle télévisuel, Dollhouse est de retour pour une saison 2. Avec quelques minutes en moins, et la promesse d’un show plus sombre.

Je m’attendais à une mise en place un peu plus travaillée pour faciliter l’arrivée à de nouveaux téléspectateurs, sûrement pas nombreux vu l’échec de la vente des DVDs, mais n’est-ce pas l’espoir de tout show, de voir son audience grossir ? Peu de choses sont faites dans ce sens, quelques dialogues aident à resituer et rappeler le background des personnages, mais les non familiers à la série ont dû trouver cela bien cryptique.

On met un peu de temps à se lancer dans la mission d’Echo, qui doit épouser un riche, sexy et charismatique vendeur d’armes britanniques. Tous ces adjectifs ne sont bien sûr ici que parce que c’est Jamie Bamber (aka Apollo dans Battlestar Galactica) qui l’incarne, ayant d’ailleurs, pour le coup, gardé son accent. Une fois cette intrigue lancée, elle rythmera l’épisode, mais je dois personnellement admettre ne pas l’avoir trouvé très captivante. Disons que si on enlève de l’équation l’acteur, j’aurais sûrement pris beaucoup moins de plaisir à la suivre.

Cela permet bien entendu d’explorer la relation entre Echo et Ballard, surtout que notre doll est officiellement défectueuse. On met déjà en place des intrigues qui vont s’étaler au moins sur plusieurs épisodes, comme la scène avec le Senateur Daniel Perrin (Alexis Denisof), annonçant à sa façon le remue-ménage à venir pour le lieu.

Mais, au bout de la route, ce qui se révèle vraiment intéressant se trouve être les scènes entre Topher et Whiskey, tournant autour de la crise identitaire que traverse le Dr. Saunders après avoir appris qu’elle était une doll. Il y a bien évidemment de quoi se questionner, chacun de ses actes et pensées semblant être alors le résultat d’une programmation et non de sa propre volonté. Un petit plus sur le fait que Topher est complètement crevé dans l’épisode, et les traits de son visage – ainsi que le make-up – vont dans ce sens. Ce sont toujours ce type de choses qui me séduisent le plus.

La Dollhouse n’est plus aussi mystérieuse que la saison passée, et surtout, ses « Actifs » ne sont plus réellement des coquilles vides. De Saunders cherchant qui elle est vraiment, à Echo ayant totalement conscience des multiples « elle », avec, en prime l’évidence d’une affection non dissimulée entre Victor et Sierra, il y a la volonté de montrer que tout ceci laisse des traces – et ainsi de se pencher sur les conséquences de toutes ces actions et manipulations. C’est assurément dans cette voie que risque de s’orienter la saison.