East Bound and Down – Saison 1

Kenny Powers, ancienne star du baseball, finit par retourner dans sa ville natale et devient le remplaçant du professeur de sport. Mais pour lui, ceci n’est qu’une étape en attendant de retrouver la gloire qu’il mérite.

East Bound and Down, c’est l’histoire de Kenny Powers qui est interprété par Danny McBride. Un ancien champion de Baseball connu aussi bien pour sa personnalité borderline que pour sa chute faramineuse causée par son style de vie sexe, drogue et Rock’N Roll.

Au premier abord, Kenny n’est pas un mec sympa, au second abord, ça ne change pas. Il est mené par une chose et une seule, son égo démesuré. Il est persuadé qu’il est né avec un don qui fait de lui une personne meilleure. Un point c’est tout. Malheureusement, il a beau être convaincu qu’il n’est pas fini, il est bien le seul à le croire.

Quand la saison de 6 épisodes – format choisi suivant le modèle britannique, dixit McBride – on pense que Kenny va devoir apprendre à mettre son « attitude » au placard pour s’intégrer et vivre une vie « normale », même s’il ne sait pas ce que c’est. On s’attend à le voir rentrer dans les rangs et à se racheter une conduite. Mais ce n’est pas du tout ce que l’on aura, car on ne peut pas avoir une estime de soit aussi élevée et considérer s’abaisser au niveau du reste du monde. En fait la plus grande qualité de Kenny, c’est qu’il rêve et qu’il croit en lui-même. À part ça, excusez-moi le vocabulaire, mais c’est un gros con. Difficile de le qualifier autrement.

L’histoire va donc mettre notre héros, aussi détestable qu’il soit, au milieu de gens « normaux », pas toujours très futés, ce n’est pas non plus le haut du panier quand même. La partie scolaire ne sera pas vraiment exploitée, car on est comme Stevie, on suit Kenny partout où il peut créer des problèmes et abuser de sa notoriété.

Malgré l’absence totale de finesse de Kenny, l’écriture de la série se montrera rapidement plus subtile qu’elle en a l’air. L’aventure se déroule de manière feuilletonante. Une construction qui permet de bien structurer la narration de l’histoire sous forme de chapitre, comme l’indiquent les titres des épisodes. Et, au fil de ceux-ci, nous découvrirons des personnages loin d’êtres des caricatures, au contraire, car même l’ex-star du Baseball dévoilera les fissures de sa carapace, jusqu’à la laisser tomber, tout en essayer de sauver son honneur. Il se révèle touchant et capable d’humilité quand il abandonne ses rêves pour faires comme tout le monde : attendre la mort dans un boulot sans intérêt, sans ambition aucune.

Bien que sa durée soit courte, East Bound and Down installe un univers concret, solide et bien plus épais qu’on aurait pu le croire. Tout comme Powers, elle n’est pas forcément séduisante, mais elle possède un fort caractère, une direction précise et ne perd pas son temps avec le superflu. Son humour est peut-être son plus gros handicap, car il pourrait rebuter certains types de spectateurs, mais cela est un élément indissociable de sa personnalité, et cela n’entache aucunement le fait que cette première saison est une réussite.