Eastwick - Pilot (1.01)

À Eastwick, trois femmes différentes font en même temps le vœu de voir leur vie changer. Un étrange pouvoir va les rapprocher et entrainer des modifications dans leur existence. Encore plus étrange, c’est l’arrivée du mystérieux et riche Darryl Van Horne en ville, qui les aide à prendre conscience des dons qu’elles ont. Mais tout ceci pourrait les entrainer sur une route dangereuse…

Le roman de John Updike, Les Sorcières d’Eastwick a d’abord connu un passage par la case cinéma, puis deux tentatives d’adaptations en séries, qui n’ont pas abouti. La version 2009 a, elle, passé les sélections, ce qui nous mène à aujourd’hui, et au pilot d’Eastwick.

Le show s’annonce donc comme un soap féminin saupoudré d’éléments surnaturels, et l’épisode nous introduit à tout cela et tout particulièrement à ses protagonistes. Nous avons Roxie (Rebecca Romijn), mère célibataire artiste ; Kat (Jaime Ray Newman), médecin et mère d’une fournée d’enfants que je n’ai pas comptés, fourré d’un incompétent et loser de mari ; Joanna (Lindsay Price), journaliste sans confiance éprise du photographe Will (Johann Urb).

Les trois femmes ne se connaissent pas, et d’ailleurs, ne s’apprécient pas. Elles vont pourtant se rapprocher, à cause d’un vœu fait dans la fontaine en même temps, déclencheur de la tourmente qui va s’abattre sur leurs vies, mais qu’elles ne soupçonnent pas. Le mystérieux pouvoir en place a par ailleurs emmené dans son sillage le riche Darryl Van Horne (Paul Gross), qui ne cache aucunement ses intentions de séduction, et, allons dire, de manipulation.

Tourné dans les décors de la petite ville de Stars Hollow (Gilmore Girls), Eastwick aurait bien eu besoin de prendre au passage un peu de la magie des lieux, car on ne peut pas dire que tout ceci fonctionne.

Nos trois sorcières en sommeil vont se découvrir, et par la même occasion, se lier, le tout sans que la sauce ne prenne. Il est difficile d’y croire, le pilote ayant bien trop de difficultés à jongler entre ses protagonistes et le ton qu’il cherche à instaurer. On s’accroche autant qu’on peut aux évènements, on essaie de se prendre de sympathie pour ces trois femmes, mais autant dire qu’elles ne jettent pas vraiment de sorts. Pas franchement fun, pas suffisamment soap, et finalement, pas assez sombre, cela n’a alors que peu de personnalité, et tombe à plat.

Eastwick est un étrange mélange qui ne fonctionne pas, et qui rate donc son entrée. Cela se révèle juste une simple perte de temps.