Eli Stone – Pilot (1.01)
Eli Stone, avocat mené par l’ambition et qui travaille pour une des plus grosses firmes de San Francisco, doit revoir ses priorités quand un anévrisme inopérable lui donne des visions que son acuponcteur qualifie de prophétiques. Il se met alors à défendre une ex-petite amie dans un procès contre sa propre firme.

Eli Stone est une nouveauté de ABC créée par Greg Berlanti et Marc Guggenheim. Le premier est aussi à la production de Dirty Sexy Money, autre nouveauté de la chaine dont Eli Stone hérite en partie. C’est principalement dans l’ambiance générale de la série que cela se voit. Dans la réalisation, la narration, la relation conflictuelle avec le père décédé, et quelques extravagances.

On plonge dans un univers pas franchement crédible, qui semble plus être une scène pour permettre l’expression de point de vue, et l’évolution d’Eli. Le cliché de la grosse firme qui ne laisse aucune chance aux petites gens, mais qui perdra la face devant la moralité et la vérité, ça passe, mais ça classe tout de suite le niveau de crédibilité à apporter à la partie juridique de la série.

Jonny Lee Miller entre à merveille dans le rôle, soutenu par quelques seconds rôles attrayants dont principalement Loretta Devine – la secrétaire, James Sato – l’acuponcteur, et Matt Letscher – le frère. On regrette que Victor Garber soit si peu sollicité, et si mal utilisé, surtout que son rôle n’est pas trop éloigné de celui de Ron Trott, son personnage dans Justice. Il faisait alors preuve d’une énergie et d’un charisme que l’on ne retrouve pas ici. Il faut dire que c’est Eli la star du show, et, pour le moment, le reste des personnages pourraient s’assimiler à des accessoires ou des faire-valoir.

À la vue du procès, il est assez surprenant qu’une polémique soit née de cette histoire de vaccin provoquant l’autisme. Ce n’est pas franchement crédible. Pour compenser, ABC signale à la fin de l’épisode que tout est fictif. Cela clôt ainsi la discussion.

Eli Stone se présente donc comme une série sympathique, pas des plus prometteuses qualitativement parlant, mais qui peu s’avérer des plus distrayante, si elle ne se prend pas trop au sérieux.