Eli travaille avec Taylor sur le dossier de Jordan, mais, après une vision, il va décider de se retirer pour s’occuper d’un dossier que son frère lui demande de prendre, à cause du journal de leur père.

Le procès de Jordan arrive donc maintenant et ne sera pas vraiment chargé en surprise. En fait, l’épisode va se concentrer sur Eli, son journal, ses visions et sur l’avenir. Un avenir dans lequel Jordan apparaît, ce qui tue un peu le suspens qui n’était déjà pas bien épais.

Le but de tout ça était donc de pousser Eli à faire ce qu’il doit faire et non ce que le journal ou ses visions lui dictent de faire. En gros, il doit s’affranchir de tout ce qui obscurcit son libre arbitre. Ses visions vont quand même être bénéfiques à Jordan, car sans Eli à ses côtés, sa défense était plus crédible, surtout quand il est devenu un argument d’attaque. Bref, les  choses ne vont pas toutes tourner comme il le faut, mais certaines si.

On en arrive donc à ce qui était inévitable et plus que nécessaire pour la suite de la série. Jordan va se séparer de ses associés. La firme va pouvoir prendre la direction la plus en phase avec la philosophie du show et l’évolution de ses personnages, et, de ce fait, arrêter d’être un frein. Certes, quelques facilités scénaristiques un peu abusives viendront embellir encore plus la conclusion de l’épisode, mais l’important est que la bonne voie semble avoir été empruntée.

Pour Eli, les choses sont moins simples et il va principalement finir l’épisode avec une nouvelle mission qui semble être intégrée à une boucle sans fin. À chaque fois qu’il réussira à faire quelque chose, il y a un risque que l’avenir ne change pas comme il le souhaite. Comment Maggie finit du côté obscur de la force ? Et bien, ce sera surement un sujet qui reviendra plus tard, mais s’il arrive à garder son amie dans le droit chemin, l’avocat aura surement d’autres rebondissements de ce type à gérer. Il ne peut pas sauver tout le monde et ne peut pas faire le bien sans ne jamais échouer ou provoquer de malheureux dommages collatéraux.

On est donc plus dans la leçon de vie qu’autre chose. Le tout est comme souvent avec ce type d’histoire, argumenté par Chen qui est bien meilleur sans ses aiguilles. Il faut dire qu’ici, son acupuncture pousse le sympathique artifice à une limite un peu abusive, mais que l’on peut quand même tenter d’occulter, car la série pousse tellement fort sur les visions dans cet épisode que l’on est plus à un excès près.

Bref, l’épisode souffre d’une surargumentation de son propos, mais parvient quand même à ne pas sombrer dans ses abus. Tout ceci principalement grâce au fait que l’univers de la série est maintenant bien solide et que ses personnages, à défaut d’être tous correctement exploités, renforcent la crédibilité des histoires.