Emma (2009) – Episode 2

Emma essaie toujours de marier Harriet et Mr Elton, mais elle va découvrir que le vicaire est intéressé par une autre femme. Jane Fairfax est de retour au village, et elle n’est pas la seule à faire son apparition, le mystérieux et élusif Frank Churchill vient enfin rendre visite à son père.

À Highbury, les rumeurs et nouvelles circulent vite et alimentent les conversations des habitants. Il faut dire que l’on parle beaucoup, et ici, il n’est pas simplement question que de la fabuleuse Miss Bates, une femme, qui pourtant, avait réussi à me saouler sur le papier, mais que je trouve particulièrement attachante dans cette adaptation.

Il va y avoir de quoi bousculer un peu le monde d’Emma au cœur de cet épisode. À commencer par un cœur brisé. Malgré la difficulté qu’il y a à s’attacher au personnage, le premier épisode nous faisait un portrait de Mr Elton assez subtil. Malheureusement, nous avons le droit à plus de grossièreté que de finesse pour le second. Difficile de ne pas se sentir presque harcelée si on se trouve être la femme de ses désirs. Et, ce n’est pas la pauvre Harriet, clouée au lit par la maladie.

Elle va devoir se remettre de cette déception, qui sera en plus accentuée par l’annonce d’un mariage. Le village n’a pas fini d’être bousculé, car deux nouveaux visages font leur apparition. Le premier, c’est celui de la plus que réservée Jane Fairfax, de retour après bien des années, et qui va vite être au cœur de pas mal de ragots. Le second, c’est l’arrivée du fils prodigue Frank Churchill, qui, derrière ses airs de bon fils, cache déjà son jeu. Pas la peine de connaître l’histoire de Jane Austen pour le savoir. Il faut dire que plus l’histoire avance, plus on sent qu’Emma cumule les erreurs. Doucement, mais sûrement. Quelques réflexions aident bien à nous montrer que la jeune femme n’aime pas avoir tort. Il est un peu dommage à mon goût que Romola Garai ne possède pas réellement le style pour faire ressortir la « lady » que ce devrait d’être Emma. Certains de ces tics (sa façon d’avancer la tête par exemple) tendent singulièrement à retirer de la sophistication de Miss Woodhouse. Quelques dialogues font ressortir l’assurance d’Emma, mais je ne suis donc pas charmée par l’actrice, ce qui est un peu dommage.

On retrouve la légèreté de la première partie, en même temps que l’on place beaucoup d’éléments. Le rythme en prend un peu un coup, car il y a pas mal d’introduction dans cet épisode, qui rend l’ensemble moins fluide. La bonne humeur qui se dégageait est en tout cas toujours là.