Vincent Chase est une star montante à Hollywood. Originaire du Queens, à New York, il s’est installé à L.A. avec son entourage, Eric qui lui sert de Manager, Turtle, qui fait le chauffeur, et son demi-fère Johnny Drama, acteur de seconde zone et cuisinier hors-paire.

Entourage est une comédie HBO dont la première saison est composée de 8 épisodes. On suit donc l’entourage de Vincent Chase, plus que Vincent lui-même. Ce n’est pas trop un problème, car même s’il joue la star de Cinéma, Adrian Grenier ne va pas envahir l’écran avec son talent. Il est d’ailleurs un peu limite dans les premiers épisodes, peu aidé par l’attitude de son personnage et ses dialogues. En gros, Vincent, il a une belle gueule, et un grand sourire qui les fait toutes tomber. D’un autre côté, sa carrière, il ne veut pas trop s’en occuper, d’autre peuvent le faire à sa place.

Pour ça, il a Eric, son meilleur ami et wannabe manager. Il tente surtout de protéger Vincent de lui-même. Ari Gold, son agent est un insupportable arrogant qui traite pratiquement tout le monde comme de la merde. Enfin, Shauna, sa publiciste excentrique façon L.A. s’arrange pour qu’il soit présentable.

Tout ce petit monde s’active donc dans le sillage de la star. Entre les soirées, les filles, l’alcool et autres drogues, ils vivent la belle vie.

Kevin Connolly va rapidement prendre la tête du casting avec son personnage d’Eric, l’être réfléchi du groupe et habitué des histoires d’amours foireuses, qui tente de garder les pieds sur Terre et d’aider Vince à garder son train de vie. L’acteur tient son rôle à merveille, mais ne va pas faire le poids face aux dialogues acerbes desservies par Jeremy Piven aka Ari, ou encore face aux répliques hallucinante et halluciné de Kevin Dillon aka Johnny Drama. Il faut dire que les textes donnent à la série son énergie, son humour et sa forme.

Une chose qui n’est pas trop difficile dans cet univers superficiel où l’esbroufe gouverne et la débauche donne le ton. A la fois fascinant, car probablement très proche de la réalité, et sans profondeur, ce monde et ses protagonistes arrivent à divertir sans que l’on s’y attende vraiment, et pis, il en devient même addictif. Il faut dire que les histoires sont tellement légères et les ressorts dramatiques relativement fins, qu’il est difficiles d’attraper un mal de tête.

Cette saison 1 d’Entourage ne révolutionne rien, et n’essaie pas non plus de le faire. Son plus gros défaut est d’être signé HBO, car à cause de ça, on en attend plus que ce qu’elle ne pourra jamais offrir. Il faut donc se faire à cette idée pour apprécier au mieux, et surtout, ne pas trop réfléchir.