Vincent finit le tournage de Medellin. Après cela, il faut vendre le film, même si Walsh ne veut pas le montrer, mais aussi trouver le prochain projet pour la star, ce qui n’est pas non plus gagner d’avance.

La saison commence de manière assez originale, car c’est la première fois où l’on s’intéresse vraiment au tournage d’un film. Passé le dépaysement de cette ouverture, les choses vont vite reprendre leur cours, comme si de rien, ou presque, n’était. C’est sûr, dans la forme, la conjoncture est inédite, mais dans le fond, on retrouve assez facilement les vieilles habitudes, que ce soit dans la scénarisation ou dans la réalisation.

Ce n’est pas forcément un mal, car, malgré cela, les personnages se voient offrir de nouvelles possibilités, enfin, pas tous. Vincent Chase est la superstar, mais comparé au reste du cast, il est celui qui est le moins aidé. Il ne change pas, avec ou sans argent, il contente de sourire et de faire comme si tout allait toujours s’arranger comme il l’a décidé. C’est globalement vrai, mais c’est aussi tout ce qu’il fait.

Heureusement, ce n’est pas à ça que l’on résume son entourage. Johnny devient une sorte de star à son tour. Sa série a beau être mauvaise, ça fonctionne. Cela n’est pas sans rappeler Andy Millman dans Extras, mais les personnages n’ont pas le même caractère, et Drama le vit sans trop de problème.

Pour E. la quête d’indépendance est sans fin. On sent une certaine volonté d’émancipation, mais les scénaristes semblent incapables de le sortir de ses routines. Finalement, il va tourner en rond durant une bonne partie de la saison.

Turtle n’a pas beaucoup de potentiel, et il semble que ce soit totalement assumé. En fait, c’est même assez bien exploité. Cependant, ce n’est pas cette fois encore qu’il va avoir le droit à du solide.

Le grand gagnant de l’histoire, c’est Ari. Suivant ce qui avait vu le jour durant la dernière partie de la précédente saison, l’agent de Vince bénéficie d’un traitement particulier, qui l’éloigne à l’occasion de son client star, pour évolué avec Lloyd, son assistant, ou encore sa femme, dans des histoires qui fonctionnent plutôt bien. On attendrait presque une série dérivée sur ce personnage.

Bref, Entourage saison 4 ne révolutionne pas la série autant quelle l’affiche. Il faut quand même reconnaître qu’il y a eut de belles tentatives, mais le show est trop rôdé pour laisser place à la surprise. En fait, le souci est justement que ces 12 épisodes manquent un peu d’audace et d’énergie. La série commence à souffrir du poids des âges, et devrait penser à moins jouer la sécurité, à revenir aux excès de ses débuts, même s’ils n’étaient pas toujours concluant, ils apportaient de la fraîcheur.