Medellin est un ratage complet et sort directement en vidéo, Vince s’exile avec Turtle loin d’Hollywood. E. se diversifie et cherche d’autres clients, pendant que Ari essaie de relancer son poulain préféré, mais Hollywood a la dent dure avec les perdants.

Après une saison 3 vraiment excellente, la saison 4 avait eu du mal à soutenir la comparaison. Cette dernière saison en date a exactement le même profil, elle tourne quelque peu en rond malgré les efforts des scénaristes.

Pourtant on aurait pu penser que l’idée de faire tomber de son piédestal Vincent Chase aurait pu amener du sang neuf à la série. Mais malgré ça, on retrouve peu ou prou les mêmes situations que dans les saisons précédentes. Ce bémol mis à part, on éprouve quand même beaucoup de plaisir à retrouver les personnages qui nous gratifient toujours de scènes souvent très drôles, surtout Jeremy Piven évidemment. Il est d’ailleurs le seul à être vraiment au sommet de sa forme. Toujours percutant et drôle on a parfois l’impression d’assister au Ari Gold Show.

Les autres ont un peu de mal à exister à côté, ne sortant que trop rarement de leurs habitudes. Malgré l’envie des scénaristes de devellopper Turtle et Johnny Drama, le nerf de la guerre reste toujours le trio infernal Vince/Ari/E.. Fini les frasques et les dépenses sans compte, tout le monde vit au crochet de Johnny Drama dans son bel appartement de Beverly Hills (ou tout à côté). La situation est tellement incongrue que j’ai eu du mal à y croire toute la saison. Malgré son nouveau statut Drama reste un looser et reproduit toujours les mêmes vannes et situations. Même si elle arrive plus tardivement, l’évolution de Turtle promet un peu plus, notamment sa relation avec Jamie-Lynn Sigler (Meadow Soprano, excusez du peu). On touche d’ailleurs là, une des grandes réussite de la série dans son ensemble, le mélange entre personnages de fiction et personnages réels. Dans cette saison 5, c’est encore une fois très réussi et plutôt couillu de la part des comédiens jouant leur propre rôle comme Seth Green, Jamie-Lynn déjà citée qui n’ont pas forcement un rôle très gratifiant.

La saison est donc clairement centrée sur la nécessité de remettre en selle Vincent aprés l’échec qu’il a subi. C’est aussi l’occasion de démontrer à quel point Hollywood est impitoyable et laisse peu de place aux mavericks. Vincent paye son arrogance et son indépendance, personne n’a envie de lui donner une nouvelle chance, surtout pas ceux à qui il a tourné le dos. Cela ne facilite pas le travail de Ari et E., mais du coup nous donne quelques scènes succulentes. Le duo que Ari forme avec Dana Gordon fonctionne à 100% lors de cette saison, comme lors de la saison 4, permettant à Piven de sortir quelques unes de ses meilleures tirades de l’année.

Malgré quelques velléités pour aller dans ce sens, la saison manque de renouvellement. La plupart des situations sont déjà vues, et du coup cela ne tient plus que sur l’humour, au détriment de l’intrigue, vous me direz c’est déjà pas si mal, et vous aurez raison. Le dernier épisode essaie même de séparer les deux amis d’enfance que sont Vincent et E., on se dit que si ça avait eu lieu un peu plus tôt dans la saison cela aurait fait une piste sympa à explorer. Mais bon, comme le couple est de nouveau réuni dés la fin de l’épisode, on se dit qu’on n’aura même pas le droit à ça en saison 6. Dommage, que cette fin de saison tombe un peu dans la facilité en faisant renouer Vince avec le succés.

Car il y aura une saison 6, HBO l’a confirmé, espérons qu’elle réveille un peu le gang. Je l’attends avec impatience en tout cas.

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