Un incident spatio-temporel comme seule la ville en a le secret projette Jack, Allison, Henry, Jo et Fargo dans le passé, en 1947 alors qu’Eureka n’était encore qu’un camp militaire. Ils parviennent à revenir dans le présent avec dans leur bagage un certain professeur Grant, mais ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas de leur réalité.

Ah la bonne idée que voilà ! Pour leur saison 4, les showrunners d’Eureka, Jaime Paglia et Andrew Cosby, ont choisi de tabler sur un must have de la série fantastique et de science-fiction : le voyage dans le temps. Pas très original me direz-vous, sauf que si ! Si le procédé en lui-même n’a lieu que dans deux épisodes (le premier et le dernier), c’est toute la saison qui découle de cet événement sans précédent.

Du coup, on est impressionné dès le départ (l’année 1947 au camp Eureka est magnifiquement rendue) et on sait que l’on va être en présence de 9 grands épisodes qui n’hésiteront pas à jouer avec notre palpitant.

Jack et compagnie reviennent donc dans un présent qui n’est pas le leur. Pour preuve, Tess attend Jack à la maison comme la parfaite petite amie qu’elle est dans cette vie-là, Kevin, le fils d’Allison, n’est pas autiste, Henry est marié à une brillante scientifique, Zane n’a jamais vu Jo autrement que comme une emmerdeuse alors que Fargo est à la tête de Global Dynamics, reléguant Allison au poste de médecin de la structure. En gros, il n’y a guère que cette dernière qui voit la vie en rose, récupérant un enfant « normal » avec lequel elle tente de rattraper le temps qu’elle n’a jamais eu. Par contre, les autres sont plutôt pressés de réintégrer leur réalité.

Lors de son escapade en 1947, Jack a embrassé Allison, il est de nouveau terriblement amoureux, le voilà donc obligé de rompre une seconde fois avec Tess. Fargo panique complètement à l’idée de devoir diriger GD, surtout que son ennemi juré est son assistant et qu’il découvre que ses employés le détestent. Le bon Henry ne veut pas profiter de cette épouse qui n’est pas la sienne, alors que cette pauvre Jo douille comme ce n’est pas permis en subissant le désintérêt de Zane et en le voyant sortir avec… Zoé. Ouch !

Car oui, bien que très occupés cette année, nos héros prennent le temps d’accueillir d’anciens personnages de la série : Zoé, donc, avec laquelle Jack marche sur des œufs (après tout, ce n’est pas SA fille), Tess, dont la seconde apparition est à mourir de rire, Nathan Stark et Beverly Barlowe – qui n’est autre que la surprise de la saison. Il y a aussi des guest stars puisque Eureka partage un cross-over avec Warehouse 13 en intégrant le temps d’un épisode la dynamique Alison Scagliotti qui nous réveille la libido de Fargo (tout le monde fait la Ola !). Et puis surtout, il y a James Callis. Pour tout fan de Battlestar Galactica, c’est un bonheur de renouer avec l’ancien Gaius Baltar qui semble traîner une fois de plus son talent insolent et un bon gros complexe du Messie.

Éminent scientifique, c’est lui (et Kevin) qui est à l’origine du voyage dans le temps de notre équipe. Charmeur, gentleman, ambitieux, il est aussi parfaitement odieux avec Jack (il porte un certain intérêt à Allison), mais il se révèle aussi un atout majeur pour un possible retour à la normal, un grand dessein l’attendant à son époque. S’il y a une chose à reprocher à la saison, c’est peut-être son association assez malhabilement amenée avec Beverly (revenue d’entre les particules) qui est pourtant au cœur de l’épisode 9, parfaite conclusion à cette première partie de saison.

Pour le reste, Eureka nous offre 9 épisodes de très bonne facture, drôles, romantiques (ah Allison et Jack, enfin !), parfois complexes, sans délaisser cette légèreté de ton qui lui va si bien.

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