Après la mort tragique d’un superviseur à l’usine où ils travaillent, Gary, Smitty, Gus et Chase doivent désigner lequel d’entre eux prendra la promotion qui leur est offerte. Aucun n’est réellement intéressé par le poste, mais l’argent supplémentaire pourrait leur être utile.

Première comédie produite sur la chaine Spike, Factory nous raconte l’histoire de quatre amis qui bossent dans la même usine. Enfin, travailler n’est pas ce qu’ils font le plus…

Cette chaine est, en quelque sorte, l’anti-Lifetime. La programmation est donc développée pour un spectateur masculin, en priorité. Après nous voir donné Blade, et l’excellente The Kill Point l’été dernier, Spike se lance donc dans la comédie.

Factory s’adresse bien à son public. Pas que les femmes ne puissent pas apprécier son humour, il faut reconnaître que ses quatre hommes ne s’abordent pas forcément des thèmes très fédérateurs. En gros, ce sont des mecs qui parlent de trucs de mecs, entre mecs. Entre problèmes de couples, de boulots et humour pas franchement léger, ils forment une fine équipe qui se montre également peu encline au travail. On comprend assez vite qu’ils n’ont tout simplement pas d’ambition, même s’ils envisagent l’option de travailler plus, c’est surtout parce que l’argent supplémentaire pourrait leur permettre de régler leurs problèmes de ménage.

Adoptant un look cousin à The Office, Factory n’en reste pas pour autant froid et détaché. Au contraire, cela donne un côté plutôt cheap qui n’est pas trop mauvais, renforçant la position des personnages dans leur environnement.

L’humour n’est donc pas très fin, mais ça fonctionne assez bien. Certains ressorts comiques sont un peu éculés, mais ce sont les personnages qui font la différence. Chacun d’eux est assez vite défini. On n’est pas dans la caricature, même si Smitty est un peu excessif, ils sont avant tout des gars normaux, comme tant d’autres.

Ce premier épisode laisse présager une série légère, sans grandes prétentions, agréable à regarder, mais quand même originale.