Kate Reed est une spécialiste de la médiation juridique. Elle intervient pour régler des conflits avant que le passage devant un juge ne devienne obligatoire. Après le décès de son père, elle est obligée de travailler avec sa belle-mère qu’elle déteste, mais trouve dans son ex-mari le soutien dont elle a besoin.

Dernière série originale d’USA Network, Fairly Legal apporte une nouvelle variante au legal drama, un genre qui a la réputation (absurde) d’être pourtant limité.

On retrouve Sarah Shahi qui ici endosse donc le premier rôle, celui de Kate Reed, cette jeune femme pleine d’énergie qui ne jure que par la médiation. Elle était avocate, comme son père, comme son ex-mari, comme sa belle-mère, mais il se trouve qu’elle déteste les avocats et a décidé de prendre une nouvelle direction dans sa carrière.

Kate Reed est majoritairement de bonne humeur, arborant son grand sourire à l’excès, au point qu’on peut parfois se demander si elle prend ce qu’elle fait au sérieux. Pourtant, ce dernier point n’est pas spécialement discutable, puisqu’elle semble appliquer les principes de la médiation à tout ce qu’elle fait. Elle résout ainsi n’importe quel conflit, aussi mineur qu’il soit, en suivant à la lettre les consignes qu’elle ne cesse de donner à tout le monde, du moins dans les premiers épisodes.

D’ailleurs, chaque épisode apportera son lot de médiations. Étant un procedural drama, Fairly Legal nous propose chaque semaine une nouvelle situation avec des enjeux relativement similaires. Rien de bien grave, puisqu’il s’agit surtout de ne pas aller au tribunal. Cela dit, ça peut parfois s’envenimer. L’idée n’est donc pas de parler de la loi ou du droit, mais de raconter l’histoire des clients de la semaine, de creuser dans leurs vies pour découvrir leurs secrets et ce qu’ils désirent vraiment, car pour qu’une médiation soit réussie, il faut que les parties en présence obtiennent ce qu’elles veulent.

C’est un bon concept pour aller avec la forme adoptée par la série. Malgré ça, il faut reconnaitre que c’est assez limité question ambition. Les enjeux se révèlent souvent faibles, la finalité étant assez claire dès le départ, c’est le parcours qui doit compenser, mais n’arrivera pas à le faire systématiquement. Certaines histoires se montrent également légèrement trop simples pour captiver.

À côté de ça, il y a donc les personnages secondaires qui sont là pour peupler l’univers du show. Il y a Leonardo, l’assistant unidimensionnel, mais très sympathique de Kate ; Lauren, la belle-mère affairiste et fraichement veuve avec laquelle Kate n’arrive pas à s’entendre, et le sentiment est partagé ; et enfin, Justin, l’ex-mari de Kate qui travaille au bureau du procureur et qui entretient encore une relation intime avec elle. À un moment, le frère de Kate est présent, mais il est tellement sous-employé qu’il finit par disparaitre sans laisser de traces.

Le problème avec toutes ces relations est qu’elles n’ont pas vraiment l’occasion d’être développées et il faudra d’ailleurs attendre une demi-saison pour qu’on nous explique pourquoi Kate et Justin sont séparés, ce qui était un grand point de confusion au départ.

Et pour finir, on nous injecte une très fine pointe de mystère autour du père récemment décédé de Kate. Cela aura juste le mérite d’offrir un rôle à Richard Dean Anderson qui est désormais semi-retraité et n’apparait plus trop devant la caméra.

Au final, Fairly Legal est une série aussi sympathique à regarder qu’elle est anecdotique. Sans réelle ambition, elle semble condamnée à ne pas aller loin, mais au moins, elle n’est pas désagréable à suivre à défaut de véritablement mériter qu’on prenne le temps pour se mettre devant.

Générique

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