Falling Skies

falling skies 208 Falling Skies – Death March (2.08)

Mardi 7 août 2012 à 9:00 | 2 commentaires | | | |

Falling Skies – Death March (2.08)

 Falling Skies – Death March (2.08) Falling Skies – Death March (2.08)par .

Le 2nd Mass est en route pour Charleston. Hal, Maggie et Pope vont connaitre quelques problèmes techniques qui vont les séparer du groupe. Weaver profite du voyage pour en apprendre plus sur Tector. Matt sympathise avec une jeune fille avec un harnais endommagé qui a été accidentellement renversée.

En route pour Charleston ! Il est préférable de garder cette pensée à l’esprit au visionnage de cet épisode de Falling Skies qui décide de profiter du voyage pour tenter de nous faire de l’introspection.

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Les derniers épisodes ayant démontré que la série réussissait mieux dans le domaine de l’action que dans tout autre chose à ce stade, autant dire que Death March n’emballe pas pour un sou. Il faut dire qu’il n’y a pas de quoi être bouleversé par les révélations – pour autant qu’on veuille appeler cela ainsi – qui sont faites sur Maggie ou Tector.

Dans le cas de la première, il s’agit plus ou moins de boucher quelques trous de son histoire, d’abord en y allant avec Pope qui nous fait de gros sous entendus, ensuite pour essayer de faire croire que sa relation avec Hal pourrait être mise en péril s’il apprenait la vérité. Quelle vérité ? Maggie n’a jamais été présentée comme une sainte, ni comme un être plein de compassion et de tolérance. C’est même Hal qui justifie la direction qu’a prise son existence et on ne peut pas dire que son moment de confession se montre touchant. Au contraire, c’est gâché par sa façon exécrable de vouloir pousser le fils Mason à s’exprimer.

Les enfants de Tom sont d’ailleurs mis à mal par la gent féminine cette semaine, ce pauvre Matt se retrouvant à sympathiser avec une gamine qui s’est fait renversée et qui possède un harnais. Il fallait bien qu’il se passe des choses pendant ce trajet, semble-t-il, et l’équipe créative a donc pensé que c’était une occasion comme une autre de mettre en avant ce que ressent le dernier enfant Mason. Les multiples scènes doivent beaucoup à l’interprétation de Maxim Knight pour réussir à y insuffler une certaine naïveté sans pour autant plonger dans un pathos trop prononcé ; le scénario ne l’aide certainement pas par moment. En tout cas, ce voyage se fait avec plus d’une évocation de Ben, au cas où, sait-on jamais, qu’on puisse avoir oublié qu’il se soit séparé du groupe.

Le Capitaine Weaver est quant à lui dans une autre voiture en compagnie de Tector, qui fut jusque-là présent pour que l’on puisse avoir quelques visages familiers parmi le 2nd Mass. Le trajet est donc exploité pour en découvrir plus sur l’homme et son passé et le fil se déroule avec grand conventionnalisme et la plus banale des analyses psychologiques. Si on en sait alors plus sur lui à la fin, il n’y a pas tant que cela gagné en épaisseur. Au fond, là encore, c’est parce qu’il est joué par Ryan Robbins qu’on le trouve sympathique. Il faudra plus que ce qui a été fait dans cet épisode pour étoffer Tector de façon pertinente.

Autant dire que Falling Skies s’offre un gros détour dans ce Death March, décidant d’exploiter le voyage sûrement pour des raisons budgétaires et pour développer quelques personnages. Cela ne fait que rappeler grossièrement qu’il y en a trop peu dans le 2nd Mass qui sont à ce jour suffisamment creusé, et encore moins qui sont véritablement complexes. Death March aurait pu être bien meilleur avec une écriture plus fine et une analyse plus subtile des survivants. Au lieu de cela, l’épisode tire en longueur.

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  • FloX

    C’était ennuyeux et franchement mauvais, sorte de huis clos de remplissage dans lequel scénaristes et dialoguistes sont aux abonnés absents.

    En résumé: ça roule, ça roule…durant 45 minutes…y a 1 ou 2 soubresauts quand même:
    Prenons les révélations de Maggie. Pope nous fait croire que la vérité est si effrayante que la belle rebelle risque de faire passer Keyzer Söze pour un enfant de choeur. Et on apprend que dans sa jeunesse, elle s’est droguée, a braqué une épicerie, s’est fait arrêter et a accouché en prison, un peu comme une grande partie des jeunes américaines défavorisées quoi. Mais ce qui choque ici, c’est la réaction de Hal qui est, elle, complètement disproportionnée: il doit « accuser le coup et réfléchir »…bon reprenons un peu cette histoire: une armée extraterrestre a réduit l’humanité en purée, massacré des milliards d’humains, réduit à l’esclavages des millions d’enfants en les harnachant. En quelques mois Hal a vu des massacres, des morts partout dont beaucoup d’amis, il a contribué à exploser des dizaines de d’aliens et bouffe des racines, pourchassé depuis des mois. Tiens il a même du affronter son propre frère tandis que son père a été enlevé lui aussi…et là il doit ‘réfléchir’ pour savoir si il arrive à encaisser le passé d’une Maggie, ex-toxico-maman-délinquante? WTF?

    La partie ‘Weaver et Tector’ n’apporte pas non plus quoi que ce soit à l’intrigue générale, sauf si évidemment celle-ci se révèle mieux dans un des deux derniers épisodes de la saison. Y a même pas un flashback histoire de nous rafraîchir la mémoire, ou une p’tite image d’Afghanistan ou d’Irak pour appuyer les dires du chauffeur.

    Quant à Lourdes et sa caisse à outil, ainsi que Tom et Anne, ils sont encore une fois inutiles. Reste le plus petit des Mason, Matt, et son moment de gloire lorsqu’il peut enfin partager son journal avec la gamine, débarquant étrangement à ce moment précis avec son harnais en panne.
    Bizarrement, au moment où le gamin commence précisément à vanter les mérites de Charleston à sa copine, la caméra nous montre que le gardien décide d’aller se promener. Je n’ose imaginer avec quelle subtilité les scénaristes vont nous concocter un incroyable rebondissement plus tard.

    Au final, ils arrivent à Charleston, tous feux allumés, moteurs bien chaud et fumants comme d’hab (aah, ces aliens sont vraiment des gros nazes en détection à moins que ce soit des super stratèges…ou les deux) et il leur suffit d’un pont abattu et deux tours éventrées au loin pour penser que tout espoir est anéanti.
    Mais rien ne vaut qu’un bon discours du commandant pour relancer le convoi (en oubliant d’aller visiter la ville?), heureusement qu’un général au costume tout neuf vient les stopper juste avant qu’ils quittent la région, en les accueillant avec un patriotique « Bienvenue dans la nouvelle capitale des Etats-Unis » avec quelques fraises des bois…voilà c’est fait.
    Y a surement du Homard au déjeuner dans le prochain épisode.

  • Fling

    La série fait dans la constance et elle le fait très bien : le QI de tous les membres du 2nd Mass baisse un peu plus à chaque épisodes et et l’équipe créatrice tout comme ces personnages factices respirent une auto-satisfaction qui ne laisse au spectateur que peu d’autre choix que de regarder cette seconde saison de Falling Skies comme une parodie. Dans tout bon film héroïco-moderne (observez avec quel brio je rends hommage à l’inventivité pantagruélique des scénaristes par le mise au point de mes propres termes), le héros est un bras-cassé qui grâce à une équipe d’aventuriers plus compétente qu’il ne le sera jamais, parvient à venir à bout du Méchant, et ainsi sauver l’univers et à sa taper la nana soit-disant inaccessible qui couche avec tout le monde sauf lui et a un passif lourd et émouvant… et… et…
    Ici l’on nous fait le coup inverse avec un protagoniste pas trop stupide et pléthore de guignols en guise d’accointance. Et l’on espère nous faire croire qu’ils vont bravés les dangers, ramener la paix car leur intentions sont bonnes et délivrer le monde…

    Commençons par ce qui fâche le plus : une petite avec son engin débilitant sur le dos apparaît comme par magie sur leur chemin et personne ne se pose de question plus de 2 secondes… le nom de Karen me vient à l’esprit pour justifier une petite mise en garde mais non : c’est une enfant. A franchement en voilà qui ne doutent de rien…
    Maintenant je dirais Rick, Ben, Karen. Tous les trois ont quelque chose en commun. Et comment décident-ils de se mettre en sécurité au cas où cette enfant décidait d’attaquer ? en l’attachant avec une menotte en plastique et une chaînette métallique qui servirait à relier un pendentif au cou.

    Quelques mots pour évoquer les conversations. D’abord en Matt qui écrit et laisse à son père son testament… les volontés de ces Oh-Si-Puissant scénaristes demeurent trop complexe pour que nous puissions ne serai-ce qu’imaginer accéder à de telles splendeur que celle qu’ils entretiennent.
    Hal-Maggie-Pope : ce bon vieux Pope et ses analyses. Il aurait été judicieux pour lui que d’être casté en tant que psy indispensable à la stabilité d’esprit et à la compréhension des motivations des candidats d’une émission de télé-réalité (ah Loft Story, quelle bonne époque ce fut ! ).
    Très Heureusement l’on peut compter sur Lourdes et caisse-à-outils de cette bête de sexe qu’est sont ancien crush de 6ème en la personne de feu Jamil. Les tournevis serait-ils la dernière métaphore pour exprimer le manque d’après ces scénaristes abstrus ?

    Finalement quelque chose comme 6 épisodes plus tard et et le triple en inepties non y voilà… Comme quoi les aliens et les humains ne sont pas meilleur les uns que les autres : un pont cassé, la première ville que l’on voit qui pour une fois donne un sens au mot ruine, et tralala Charleston d’est rien d’autre qu’un nom. Aucune investigations pour savoir ce qu’il en est : on pleure, on écoute grand chef Weaver-le-Magnifique et tout va bien. D’ailleurs celui-ci tient les répliques les plus amusantes de l’épisode lorsqu’il parvient presque à faire pleurer Tector.
    On y a presque crus, mais non ! Charleston existe. Comme Zorro les militaires arrivent sans se presser accompagnés de denrées rares et signifiant au groupe qu’ils ont enfin atteint… suspens… le paradis ! Faites péter la musique car se qui accompagne ce passage à emplis mes yeux de larmes (oui comme Tector) et lorsque j’ai vu la lumière blanche envahir mon âme, j’ai appelé mes parents et leur a annoncé mon désir de fusion et de partir aux États-Unis qu’ils me fassent le plus grand des honneur en faisant de moi un militaire aguerri.

    Cela méritait amplement le saut de deux lignes et de terminer discrètement par deux commentaires : noter ceci car c’est important : une étape sans Ben = une étape sans problèmes.
    Ensuite je ne me suis pas renseigné mais je me demande s’il s’agit de la même équipe que l’année passé concernant qui est en charge car la série me semble assez différente cette saison… aucune attention portée aux civils et aux militaires (au moins l’an passé il y avait des gens pour s’opposer ouvertement à Ben et Rick restant dans le groupe), Lourdes priait à chaque seconde (il aurait été judicieux que de montrer cet aspect fatiguant mais important de ce personnage au moins une fois cette saison), où est Hal le tombeur, Tom l’historien… des petits détails qui parfois donnaient tout de même l’impression d’un certain traitement (même si parfois superficiel) des protagonistes.

    Et la semaine prochaine l’épisode s’intitule : « Au pays de Candy… ou presque ! »
    On a hâte…

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