
Suite à une invasion alien, le monde est en ruines et la population humaine restante tente de survivre et de combattre les occupants. Tom Mason, ancien professeur, aujourd’hui leader d’un groupe de combattants, cherche à subvenir aux besoins du groupe en nourriture et armements, ce qui les place face aux envahisseurs, mais aussi à une bande de maraudeurs.
Nouvelle série de science-fiction familiale, Falling Skies met en scène Noah Wyle dans la peau de Tom Mason, professeur d’histoire, père de trois enfants et combattant. L’invasion a déjà eu lieu et l’être humain a perdu le combat. La lutte se place alors sur un plan différent, il s’agit pour Mason d’être suffisamment obstiné et gênant pour que les envahisseurs choisissent de repartir car ce serait trop de soucis pour ce qu’ils en retirent.
Avec un 2-hour premiere, Falling Skies pose donc les bases de son univers post-invasion, où les survivants – militaires et civils – s’organisent avant tout pour survivre. Beaucoup de mystères existent autour des aliens qui sont venus ravager notre planète bleue, ce qui crée un affrontement fortement inégal. L’adversaire est supérieur, et l’absence de connaissances des humains sur les envahisseurs rend leur tentative de rébellion presque obsolète. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir, et l’envie de vengeance reste assurément toujours un moteur non négligeable pour donner à ceux qui ont été épargnés jusque-là une raison de poursuivre un combat qui a déjà été perdu.
Ainsi, à travers Tom Mason, Falling Skies construit sa prémisse, qui se veut composée d’action, mais aussi de famille. De façon plutôt intelligente, les premières 45 minutes révèlent l’essentiel, tout en mettant aussi en avant ce que les survivants ne savent pas. Des informations qui pourront bien évidemment plus tard jouer un rôle dans l’évolution du conflit. Surtout, Tom a trois fils, dont l’un est assujetti par les aliens. Cela ne s’inscrit pas dans un grand moment d’invention scénaristique ou d’exposition réussie, mais l’existence de Ben (le fils) fournit sans aucun doute une motivation supplémentaire à Tom, à son autre fils Hal qui se bat à ses côtés, ou encore à ceux qui affrontent l’ennemi avec eux.
Si l’action se montre à la hauteur, c’est en tout cas peut-être dans sa volonté familiale que Falling Skies réussit à être plus rafraichissante. La série n’évite pas quelques écueils, elle reste assez caricaturale dans la place que chacun occupe. De même, la rencontre avec le groupe de maraudeurs mené par Colin Cunningham aurait pu être moins vulgarisée, ce qui aurait diminué le sentiment de banalité qui accompagne cette partie de l’histoire, classique du genre postapocalyptique. Malgré tout cela, et quelques moments sentimentaux pas toujours bien amorcés, l’ensemble parvient à donner aux civils une place légitime. Avec Moon Bloodgood dans la peau du docteur Anne Glass pour être l’intermédiaire avec ceux qui assurent leur protection, le personnage cherche à mettre en avant que s’ils n’utilisent pas des armes, ils jouent aussi un rôle qu’il ne faudrait pas négliger. En plus de perpétrer la civilisation, ils aident à leur façon dans l’effort de guerre en même temps qu’ils maintiennent l’espoir d’un avenir meilleur à la surface. Un aspect que Tom comprend bien, avec ses trois enfants, dont le plus jeune Matt qui le connecte particulièrement à cet environnement.
La guerre a été perdue, mais l’être humain n’a pas complètement baissé les bras. C’est en gros de ce que présentent les débuts plutôt réussis de Falling Skies. Sans trop lésiner sur les confrontations, ni chercher à dissimuler l’ennemi, la série installe une atmosphère qui jongle entre une lutte vaine et le besoin d’espérer que les choses peuvent s’améliorer. Avec un bon dosage entre action et sentiments, Falling Skies assure sans trop de difficultés le divertissement qu’elle promet.


Et concernant les effets spéciaux, on y croît ? Ou alors c’est des effets cheap, complètement bas de gamme ?
C’est souvent le problème pour les séries SF à la télé, c’est qu’il n’y a pas le même budget que pour un film et que donc les effets spéciaux font un peu pitié, peu importe la qualité de la série (Lost et Jericho étaient de très bonnes séries mais les effets spéciaux étaient ridicules).