Les Griffins fêtent leur 150ème épisode avec Stewie et Brian qui se retrouvent coincés dans une banque. Les Simpson se retrouvent sous surveillance. Cleveland Jr. rappe avec Kanye West.

Family Guy – Brian and Stewie (8.17)

Brian et Stewie passent à la banque pour déposer des affaires dans le coffre quand celui-ci se referme sur eux. Ils sont coincés là pour le Week-End.

Pour le 150ème épisode de la série, il semble que rien d’extravagant n’était prévu, juste une histoire plus conceptuelle que d’habitude. Cependant, quelqu’un à la FOX a dû demander à Seth MacFarlane de transformer sa demi-heure habituelle en une heure complète. Il n’a donc pas coupé l’épisode et a complété le tout avec une suite de moments musicaux inédits ou non, provenant d’anciennes saisons. Après tout, c’est Fox Rocks Week, tous les shows doivent avoir de la musique.

Donc, on passera outre le remplissage de fin et on va se concentrer sur l’épisode, l’histoire de Stewie et Brian enfermés dans la banque.

Le concept est intéressant et, histoire de marquer le coup, l’équipe créatrice de la série a testé une fois de plus les limites de la chaine. Jusqu’où pouvaient-ils pousser le bouchon ? La réponse est la suivante : Brian va devoir manger le contenu de la couche de Stewie avant de le nettoyer avec sa langue. Le jeu du début est donc de savoir si le chien va le faire. Ensuite, on dose tout ça avec de l’alcool, car un bébé bourré, à la télé…

L’ensemble repose énormément sur les dialogues et il y en a beaucoup. Le fait est que l’on va naviguer vers de l’émotionnel, dans un style peu usité par Family Guy.

Il y avait dès lors des idées, une envie claire de marquer le coup en utilisant la relation qui unit les personnages les plus populaires du show, le tout avec de la provocation. Certains passages fonctionnent bien, d’autres pas du tout. À cela, ajoutons le fait que l’épisode est plus long que d’habitude et ça se ressent vraiment par un manque de dynamisme que l’on pourrait également attribuer à la construction du huis clos, mais ça ne semble pas très juste, car celle-ci est quand même convenablement gérée.

Le 150ème épisode aurait pu en être un comme un autre, ça ne sera pas le cas et c’est un peu dommage, vu que l’idée de base aurait profitée d’une seconde storyline qui l’aurait rendu plus énergique.

The Simpsons – To Surveil With Love (21.20)

Une suite d’évènements imprévisibles se conclura par une explosion. Le maire de la ville décide alors de faire à Springfield ce qui a été fait à Londres : installer des caméras à tous les coins de rue. Lisa se bat pour ne pas être une blonde.

C’est Fox Rocks Weeks et les Simpson devaient avoir leur moment musical. Faute de mieux, c’est le générique qui y passera, se transformant en une sorte de lipdub géant utilisant toute la ville de Springfield au son de Ke$ha (Tik Tok).

Après cela, tout redevient normal. On a le droit à une introduction plutôt confuse qui saute du coq-à-l’âne pour installer le climat nécessaire à justifier l’installation de caméras de surveillance partout dans la ville. L’idée est bien trouvée et aurait pu laisser place à un peu plus de délires de la part des habitants un peu allumés de Springfield. Mais rapidement on réduit ça à une nouvelle petite arnaque de Bart et Homer. Ce n’est pas un mauvais retournement de situation, juste qu’il arrive presque trop tôt.

À côté de ça, Lisa se retrouve une fois de plus dans une storyline secondaire peu élaborée qui se conclut rapidement sans laisser de trace.

Dans l’ensemble, il y a de bons moments, mais comme trop souvent cette saison, c’est la facilité qui l’emporte.

The Cleveland Show – Brotherly Love (1.18)

Cleveland Jr. va suivre les conseils de Rallo pour séduire une de ses camarades de classe. Cleveland va devenir le mac de Terry.

Cleveland a la manie de se lancer dans une idée uniquement parce que sur le coup elle le fait délirer. Il ne pense jamais réellement aux conséquences. Il a fréquenté Peter Griffin pendant trop longtemps. Cette fois, il devient le mac de Terry et c’est à peine si ce qui se déroule dans cette storyline mérite que l’on s’en souvienne.

En fait, ce sont Cleveland Jr. et Rallo qui sont ici les vedettes, avec en guest star Kanye West. Comme souvent, associer Rallo à n’importe quoi est plutôt bénéfique et dans le cas présent, Cleveland Jr. n’avait presque pas besoin de lui, ce qui fait que l’histoire prend vraiment bien, même la battle face à Kenny West.

Certes, la chute est un peu ridicule, mais l’histoire tient la route et Cleveland Jr. réussit à ne pas être pathétique, montrant que quand il n’a pas le choix, il peut se lâcher comme son père (mais avec plus de retenue).

C’est donc un épisode de bonne facture, même avec une storyline secondaire aussi anecdotique.