Plus d’argent pour l’équipe de Moya, le vaisseau est gravement brûlée et Crichton s’est livré à Scorpius pour libérer Jothee. Rien ne va plus ! Les plans changent tout en restant les mêmes : il faut toujours aller sauver quelqu’un des mains de Scorpius, et y ajouter un cambriolage pour payer les mercenaires.

Troisième et dernière partie de Liars, Guns and Money, nous voici plus ou moins retourné au point de départ, John étant prisonnier et il faut de nouveau voler la banque ! La situation a clairement empiré, vu que Moya est gravement blessée, et que l’équipage doit s’associer avec la bande de mercenaires qu’elle a rassemblés. Cette dernière se montrera assez bien utilisée, car ils vont aisément faciliter les complications et créer quelques retournements de situations. Si tout se déroulait selon le plan, ce ne serait pas Farscape, et il s’agit quand même de mercenaires, alors les entourloupes sont à prévoir – bien qu’il n’y a pas trop de temps pour cela et que certains vont se montrer impliqués à différents niveaux.

Quoi qu’il en soit, il y a donc beaucoup de monde, et ce n’est pas fini, car Talyn et Crais sont de retour, après avoir entendu le cri de détresse de Moya. Directement, la relation entre Crais et Aeryn se joue sur une ambivalence inexprimée, alors que la Pacificatrice est prête à tout pour sauver John, aux mains de Scorpius.

Malgré le fait que nous sommes à la troisième partie, l’intrigue n’est aucunement précipitée, et en fait l’épisode prend son temps pour tout installer : le plan et la situation de Crichton. Natira parvient d’ailleurs à conserver la face, que ce soit face à Scorpius ou avec Crichton – qu’elle appelle Blue Eyes, une référence à La Planète des Singes (1968) – faisant dans la fin preuve de suffisamment d’intelligence pour ne pas totalement faire confiance à Scorpy. Enfin, avant d’en arriver là, ce dernier fera un séjour dans la tête de John, un principe que j’aime beaucoup et qui donne un poids encore plus important à ce qui se passe dans l’esprit de notre humain, sombrant doucement dans une folie douloureuse – dans le sens où il en a conscience. De tout cela, nous apprenons surtout qu’il existe un moyen de retirer la puce de la tête de Crichton sans le tuer, de même que le clone neural dit avoir amassé les informations nécessaires. De quoi motiver encore plus Scorpius à obtenir ce qu’il veut.

Dans tout cela, on en oublierait presque que si on en est là, c’est parce que D’Argo voulait récupérer son fils, Jothee ne se voyant pas non plus offrir beaucoup d’exposition, mais suffisamment pour instaurer des troubles légers envers son père, malgré sa volonté d’affirmer qu’il ne lui en veut pas. Disons que Jothee parvient à tirer son épingle du jeu, tout en conservant une distance par rapport à l’agitation qu’il y a sur Moya, un nouveau plan voyant le jour pour sauver Crichton.

Celui-ci va plus ou moins être mis à exécution, fournissant une grosse dose d’action dans la seconde partie de l’épisode, dont se détachent aisément les scènes de fusillades dans les couloirs, tout particulièrement celle qui a lieu dans le noir, avec Aeryn ne voyant rien (Claudia Black s’est par ailleurs pris un coup au visage, avec le gant de John Adam/Bekhesh car il faisait noir sur le plateau). À la fois chaotique, mouvementée, et avec bien peu de répit, l’histoire rebondit, jonglant entre la folie de Crichton, les tirs, les sacrifices et les trahisons, pour se terminer sur une véritable explosion.

Après cela, il reste peu de temps pour une conclusion qui se révèle très pessimiste, tout le monde ne s’en étant pas sorti, Moya étant toujours très blessée, et Crichton étant dans un état psychologique douloureux. La scène finale fait alors ressentir une détresse forte, et se montre très poignante.

Pour terminer, cette histoire en trois parties se montre donc solide de bout en bout, se construisant tout du long, tout en bâtissant des évolutions pour ses personnages, à commencer par Crichton, se montrant difficile et qui annonce un dernier épisode fort.

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CaroleC
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