Moya entre dans l’orbite de la planète des Colonies Dissidentes – des sébacéens qui ont formé leur propre colonie loin des Pacificateurs. L’équipage apprend qu’il arrive en période de couronnement, devant laisser ses armes sur le vaisseau. Sur place, la dispute entre Crichton et Aeryn pousse ce dernier à participer à des échanges de baiser, révélant sa compatibilité avec la princesse Katralla. Pris dans des enjeux politiques, Crichton veut repartir, mais Moya passe en combustion …

Farscape nous offre là sa première histoire en trois parties, et pas des moindres, car on tient là des épisodes que j’ai vus plus que la moyenne – comprendre plus qu’une grosse partie du reste de la série. Prévue pour être une intrigue en deux parties, l’équipe s’est retrouvée avec 18 minutes supplémentaires jugées de qualité. Pour le coup, la décision fut prise de transformer l’ensemble en une histoire s’étalant sur trois épisodes, David Kemper ayant alors écrit onze scènes supplémentaires – la majeure partie de ces scènes se trouvant dans la partie 2.

Enfin, laissons cela de côté pour se concentrer sur l’épisode en lui-même et ce qu’il nous offre. On démarre avec une scène jouant autour de la relation AerynJohn, cette dernière servant de point tournant pour l’ensemble de l’intrigue. John aime Aeryn, Aeryn aime John, mais cela ne doit pas être aussi simple, et la Peacekeeper se charge de créer des tensions.

Finalement, cette première partie se bâtit beaucoup à travers le relationnel, car en plus de celui de plus en plus complexe liant Aeryn à John – aidé par le peu d’habilité de Sun dans le domaine -, les rapports entre D’Argo et Chiana se font plus explicites, se dévoilant, tandis que Crichton, embourbé dans une dynastie royale qui veut l’intégrer pour la survie de la lignée et la paix, construit des liens avec la jolie Princesse Katralla. Un petit faux pas quand même pour la demoiselle, la scène nous dévoilant son amour pour Tyno étant, en plus d’être quelque peu forcée dans le décor, assez mal interprétée.

Quoi qu’il en soit, « A Kiss is but a Kiss » instaure les dynamiques et les enjeux de façon très accrocheuse. Les règles de l’univers dans lequel l’équipage est plongé sont vite tangibles, ainsi que les différents partis qui s’opposent. De ce côté, cet épisode est à ce stade de la saison une petite merveille, nous offrant un regard plus large sur les Scarrans – avec ses particularités, comme le contrôle sur l’esprit humain -, et y intégrant un Scorpius pas pressé, mais menaçant. Le frère de la Princesse est un peu trop caricatural et il faut admettre que ces discussions avec le Scarran émissaire tournent en rond quand elles n’ont pas un but informatif. Pourtant, elles n’en restent pas moins efficaces, ne semblant pas du tout forcées.

Si tout cela n’était pas suffisant, Moya nous fait un caprice, parti à la rencontre de son Créateur, de son Dieu. Ce n’est pas très présent, parvenant à s’intégrer sans trop de difficultés. Certes, cela fait dispensable, mais c’est un bon moyen d’être connecté à Moya, Pilot et Zhaan, en leur donnant quelque chose de concret – et mystérieux.

Pour terminer, Farscape nous offre ainsi une première partie rondement menée, parvenant à tout poser sans rien sacrifier au rythme. Le danger se fait plus que ressentir, et le cliffhanger de cet épisode fut, à son premier visionnage, assez insoutenable !

Sans surprise, on se retrouve la prochaine fois pour la seconde partie de Look at the Princess.

avatarUn article de .
CaroleC
0 commentaire