Menacé de tous les côtés, John accepte d’épouser la princesse Katralla, mais sa vie est toujours en danger. Il est alors envoyé sur un vaisseau jakench, pour le mettre en sûreté. Pendant ce temps, Zhaan rencontre un créateur de Moya, lui apprenant qu’ils ont décidé de mettre un terme à la vie de Moya pouvant donner naissance à un vaisseau dangereux.

Seconde partie de Look at the Princess, reprenant forcément exactement là où on avait arrêté, John se voyant sauver la vie par Jenavian – une Peacekeeper infiltrée.

On passe rapidement à autre chose, l’épisode jouant pas mal sur la mise en danger de Crichton qui, comme il le pointe lui-même, connaît trois tentatives d’assassinat en un laps de temps très court. Ce sont ces dernières qui vont animer l’intrigue, tout particulièrement la troisième.

Pour la bonne protection de John, le voilà envoyé sur un vaisseau, si ce n’est qu’à l’image de Jenavian, tout le monde semble jouer double jeu, et c’est aussi le cas de ro-NA, au service de Scorpius pour de l’argent. Au passage, c’était Dave Elsey qui devait interpréter le personnage, mais pour des raisons de travail, il n’a pu le faire, et c’est comme cela que Francesca Buller (la femme de Ben Browder) décrocha son second (et pas dernier) rôle dans la série. Cette partie permet aussi de retrouver Braca, bien qu’il faut admettre qu’avec le recul, tout ceci semble véritablement là pour faire patienter, car son incidence sur l’intrigue – si on passe la liquidation de ro-NA – reste minime. Cela n’en est pas moins l’illustration parfaite d’un moment plongeant dans un mélange d’excentricité et de danger, marque de fabrique du show. La scène dans l’espace conclut magistralement ce moment.

Une fois passé cela, c’est presque retour à la normale, John revenant sur la planète pour se faire passer la corde au cou. Avant, un rappel de l’état relationnel avec une Aeryn plutôt distante dans cet épisode, comme Chiana d’ailleurs. Rygel trouve bien sa place, tout particulièrement au début, le politicien ayant là une véritable opportunité de s’exprimer. D’Argo continue d’endosser le rôle de l’ami présent, mais il faut bien avouer que dans cet ensemble, seul John parait complètement embourbé dans la crise, enlevant un peu de poids aux évènements. Certes, il est celui autour de qui tout s’articule, mais la dynamique de groupe se montre un peu faiblarde. D’ailleurs, l’adversaire royal est moyennement inspiré, clairement remplacé par Scorpius. Le problème dans cette histoire, c’est le manque d’espace donné aux personnages pour agir.

Enfin, malgré tout, l’orchestration reste bonne, ce qui a pour fâcheuse conséquence de faire souffrir la storyline avec Moya, peinant singulièrement à faire son trou. Difficile de l’imaginer mourir, et si la représentation de ses créateurs (Jonathan Hardy, la voix de Rygel, incarner Kahaynu) parvient à se montrer mystique, il y a la sensation que cela vient interrompre ce qui nous intéresse beaucoup plus. Zhaan et Pilot auront quand même le droit à une scène touchante.

« I Think, I Do » n’est pas une mauvaise seconde partie, au contraire. Elle contient tout ce qu’il faut pour remplir son rôle de transition. Il est juste difficile avec le temps de ne pas y voir les rallonges qui ont été faites pour donner le jour à l’épisode, lui enlevant un peu de son panache et de la frustration que la fin crée.

La prochaine fois, troisième et dernière partie de Look at the Princess.