John a été transformé en statue de bronze, mais Clavor est toujours déterminé à régner. Aeryn et Dregon sont partis faire de l’escalade, inconscient du danger pour l’équipe de Moya, alors que le vaisseau lui-même est en train de mourir.

Suite et fin de Look at the Princess, et comme le dit si bien le titre français de cet épisode, c’est l’heure du dénouement. Le titre original, quant à lui, fait référence au Faucon Maltais (c’est assez évident, il faut le reconnaître).

Quoi qu’il en soit, nous avions laissé John alors qu’il était transformé en statue, processus qui ne fut pas sans douleur pour le personnage et l’acteur, vu qu’il a fallu deux heures pour faire sortir Ben Browder du moule, à cause de l’utilisation d’un mauvais matériel. La statue de Crichton est d’ailleurs restée pendant tout le reste de la série en haut des escaliers du Jim Henson’s Creature Shop à Homebush Bay.

Retour à la série, où John va rapidement perdre la tête – littéralement parlant. C’est le début de l’éparpillement pour à peu près tout le monde, car Aeryn a déjà été éloigné, partie faire de l’escalade avec le loin d’être si stupide Dregon, bien qu’il faut reconnaître qu’il ne brille pas par son courage.

Enfin, la Pacificatrice connaitra là sa dernière épreuve de cette intrigue pour la pousser à faire face à ses sentiments envers John. Ce n’est clairement pas la fin des retournements à ce sujet-là, mais le tout forme une progression notable pour Aeryn, en même temps que, finalement, sa partie fournit quelques notes d’humour. La tension n’est pas forcément palpable, mais j’ai toujours bien aimé le duo qu’elle formait avec Dregon.

D’ailleurs, dans son ensemble, cet épisode ne parvient pas particulièrement à imposer une grande dose de pression, n’atteignant pas le niveau de maitrise de la première partie, mais ayant l’avantage – comparé à la seconde – d’être la conclusion. En fait, il y a clairement plein de petites choses, ce qui fait que l’épisode jongle entre ses différentes directions pour les terminer les unes après les autres. Pour le coup, Moya et Zhaan n’ont pas le droit à beaucoup de minutes, tandis que le sort de Clavor est réglé en deux coups de cuillères à pot. Enfin, j’ai toujours apprécié quand les personnages se voyaient supprimer rapidement et sans arrière-pensée, et dans le cas présent, cela colle parfaitement au Scarran.

L’histoire se construit d’une certaine façon autour de la question : « Où est Crichton ? ». D’abord sa tête, puis lui dans son intégralité. Une disparition qui inquiète ses amis et déplait au machiavélique Scorpius, s’illustrant une nouvelle fois dans sa confrontation finale avec le Scarran et John. Entre faiblesses et forces du personnage, cet épisode instille des détails d’importance pour le personnage.

Le kidnapping de Chiana se montre par contre peu efficace, de même que sa mise en péril – même si le saut de D’Argo en vaut la chandelle.

En bout de route, The Maltese Crichton est un épisode qui enchaine beaucoup, se devant donc de mener son histoire à sa conclusion et devant s’articuler pour mener à une happy-end qui est quand même charmante à voir. Ce n’est pas la conclusion la plus forte qui soit, mais elle reste bien agencée.

J’ai toujours beaucoup apprécié Look at the Princess car l’étalement sur trois épisodes – malgré des défauts narratifs – permettait réellement de développer l’environnement dans lequel l’équipage de Moya se trouvait, et d’offrir, comme la série sait le faire, de véritable approfondissements à ses protagonistes.

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CaroleC
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