Aeryn, blessée par Larraq et du coup contaminée par le virus, a besoin d’une greffe de toute urgence. Crichton, accompagné de Chiana, infiltre une base de pacificateurs afin de trouver un donneur compatible.

J’ai hésité sur la façon de traiter cet épisode en deux parties, soit une critique par partie ou une seule pour les deux. J’ai opté pour des critiques indépendantes, avant tout car les deux épisodes sont scénarisés par deux personnes différentes. Nerve est ainsi écrit par Richard Manning (oui, ce fut réellement l’élément décisif).

Quoi qu’il en soit, c’est donc le premier épisode de la série à se conclure par un « To Be Continued » et pas le dernier. C’est aussi un épisode majeur, qui enclenche donc officiellement la fin de saison et qui est marqué par l’introduction d’un nombre de personnages/d’éléments incalculables et de grande importance pour la suite.

Au point de départ, nous avons donc une Aeryn gravement blessée par Larraq, capitaine des Special Ops (dans A Bug’s Life – 1.18). Pour la sauver, John doit se rendre sur une base de pacificateurs, sur laquelle il va tout d’abord retrouver Gilina (PK Tech Girl – 1.07). La pacificatrice sera d’une aide inestimable pour Crichton et Chiana, bien qu’elle soit ici assez en recul. Depuis sa première apparition, beaucoup de choses se sont passées et surtout, la relation entre John et Aeryn a pris un tournant majeur, ce qui a complètement changé la dynamique entre l’humain et Gilina. Pour le coup, le peu d’interactions qu’ils ont souffre clairement de non-dits et d’une distance inavouée entre eux.

Si Gilina est la première à faire son retour, l’épisode va aussi ramener Crais. Mais avant que cela ne se passe, deux personnages vont nous être présentés : Scorpius et Stark.

Le premier – et le plus important des deux – va donc avec cet épisode s’imposer comme un ennemi d’importance pour John. Rockne S. O’Bannon avait au départ prévu de faire de Scorpius un personnage récurrent de cette saison 1 (Crais n’ayant jamais véritablement eu la fonction de bad guy dans le sens où l’on peut l’entendre, l’écriture du personnage le laissait largement entrevoir et son évolution le confirmera). Ce ne fut donc pas le cas, et il fait ici une entrée très notable dans la série.

Le personnage – qui a eu le droit à son Cult Character – va d’abord s’imposer grâce à son apparence (à ce stade, on ne sait quasi rien du personnage) et à la façon dont la mise en scène joue avec lui (au point de départ, il aurait dû être un animatronics). Elle insuffle une tension importante, et ses interactions avec les Pacificateurs, sa façon de parler à Crais une fois qu’il l’a fait venir, nous montre bien la place de choix qu’il occupe dans cet univers et donne une force invisible au personnage. Celle-ci est on ne peut plus amplifiée par le calme dont il se dote.

Ce calme, ce n’est pas vraiment ce que semble posséder Stark, compagnon de cellule de John, que la chaise Aurora (arme de torture de Scorpius) a rendu complètement fou. Encore une fois, entre l’apparence du personnage et une personnalité forte (et bordeline), il s’impose rapidement, même si à ce stade, son devenir au sein de la série n’est pas vraiment une évidence. En tout cas, son introduction est réussie.

Enfin, je reviens à la chaise Aurora, qui va clairement servir à mettre en relief l’historique de John depuis son arrivée sur Moya (de façon très rapide, mais bourrée de signification), tandis qu’elle va aussi fournir un petit twist lié aux Anciens, avec la découverte du savoir des vortex fourré dans la tête de John, avec une scène de son subconscient et que nous n’avions pas vu (cf. A Human Reaction – 1.16).

Ainsi, sur la base des Pacificateurs, nous rencontrons pas mal de monde, mais cela n’enlève rien aux scènes sur Moya, qui justement viennent appuyer une idée que j’ai évoqué plus tôt, sur l’évolution fournie par la saison 1. Les membres de l’équipage sont clairement soudés, et ici, il y a quelques jolis moments concernant D’Argo et Aeryn. Quoi qu’il en soit, toute cette progression relationnelle qui s’est construite tout au long de cette première saison (et continuera à être explorer et étoffer dans la suite de la série) est extrêmement significative quand on pense à ce qu’ils seront prêts à faire les uns pour les autres, juste par sens de la solidarité et de l’amitié.

Pour conclure, Nerve fournit une première partie solide, établissant donc les enjeux et les personnages de façon plus que convaincante pour la suite. Cette première incursion sur la base Gammack est donc une jolie réussite, car elle nous permet d’être parmi les Pacificateurs et entraine l’histoire dans une nouvelle direction (qui va fortement compliquer la vie de tout le monde !)