Aeryn est morte, John est sur la table d’opération et Scorpius se trouve sur la planète en possession de l’implant contenant les informations sur les vortex. Tout va mal pour l’équipage de Moya.

La saison 3 de Farscape reprend approximativement là où la saison 2 nous avait laissés, et l’épisode va donc, selon le schéma imposé par la série, devoir résoudre la crise dans son intégralité.

Avant de parler de choses sérieuses, petit arrêt sur le générique, qui a changé sur bien des points, accueillant Lani Tupu, Wayne Pygram et Paul Goddard, alors qu’un nouveau thème a été composé et que le monologue de John Crichton a changé, dévoilant ainsi des enjeux différents. À noter aussi que les titres d’épisodes ne sont plus présentés comme avant.

Enfin, retour sur l’épisode en lui-même qui se doit de faire sortir Crichton de la situation dans laquelle il se trouve, et cela va être plus simple qu’il n’y parait, Tocot n’étant pas mort. Cela ne va pas pour autant faire de John un membre actif de l’intrigue, vu qu’il passera quand même une bonne partie sur la table chirurgicale, et qu’il faudra d’une certaine façon mettre un terme aux conséquences de l’extraction de l’implant qui ont laissé un résidu derrière : Harvey.

Le fait est que la menace n’est pas véritablement présente en première partie d’épisode pour eux ; il faut compter sur Scorpius pour réellement fournir l’opportunité d’exploiter cet angle d’approche. Arrivé sans que personne le remarque, il ne peut pas repartir, et il est bloqué par Talyn et Crais. Les rôles s’inversent donc ici, faisant du Leviathan armé et de l’ancien Pacificateur ceux déterminés à éliminer Scorpius, nous renvoyant ainsi au season premiere de la seconde saison où c’était justement Talyn et Crais qui étaient obligés de se cacher.

Si je peux continuer de façon gratuite sur un parallèle avec la reprise de la saison 2, celui de la saison 3 se révèle être bien supérieur, se montrant mieux agencé, et bien aidé  par un Scorpius se dissimulant aux yeux des autres et quand même plein de ressources. Son utilisation de Grunchlk en est la parfaite illustration.

Quoi qu’il en soit, la mort d’Aeryn a plus qu’affectée l’équipage de Moya, Talyn et Crais, mais on se doute bien que cela ne va pas se terminer ainsi, Zhaan venant donc appuyer le choix du titre de l’épisode, déterminée à sauver la vie de la l’ex-Pacificatrice, par amour et pour John. Ils sont donc tous prêts à se sacrifier les uns pour les autres, et la plante bleue le démontre, amorçant ainsi son départ – sauver Aeryn est destiné à lui coûter la vie.

Pour le coup, resté sur Moya, Chiana et Jothee vont se rapprocher et leurs scènes n’auront réellement pour but que de nous mettre définitivement en place cette dynamique ne pouvant qu’exploser quand D’Argo apprendra la vérité. Cela occupe peu de place dans l’épisode, et il faut bien dire que les deux personnages n’ont pas vraiment leur rôle à jouer dans l’ensemble. D’ailleurs, une fois que Rygel a rempli le sien, il disparaît judicieusement de la circulation.

Les ennuis sur la planète prendront une autre tournure, avec l’apparition d’un Scarran, permettant alors de porter le danger sur Crichton et D’Argo, à peine le premier enfin debout. À noter que Thomas Holesgrove incarnant Tocot et le Scarran Plonek, il se tue lui-même dans l’épisode ! Passé cette anecdote, le passage dans la neige se fait de courte durée, mais il parvient à réellement tout réunir (Aeryn, revenue d’entre les morts, sauvant la vie de l’Humain et du Luxan), et d’offrir la possibilité à Scorpius d’orchestrer son départ – passé encore une fois pour mort auprès de l’équipage de Moya, mais aucun faux suspense n’est ménagé pour le spectateur sur ce plan-là, ce qui est mieux ainsi.

Season of Death ouvre donc cette saison 3 de façon très efficace, menant à terme quasiment tout ce qui a été mis en place au cours de la seconde saison, pour laisser place à la nouvelle conjoncture, annonciatrice de morts.

Les aventures de John Crichton et de ses amis s’arrêtent ici sur Critictoo pour le moment. La saison 3 ne sera pas traitée comme les précédentes, mais se dotera de la forme d’un bilan.