Si Aeryn a pu avoir sa greffe, Crichton est quant à lui toujours sur Gammak, prisonnier des Pacificateurs et torturé par Scorpius. Gilina programme de faux souvenirs pour l’aider, alors qu’Aeryn infiltre la base pour le libérer. Dans le même temps, Moya accouche, mais cela ne se fait pas sans complications.

Stark: Who is she?
Crichton: That… is the radiant Aeryn Sun.
Stark: How many Peacekeepers do you know on this base?

Suite et fin des aventures de John Crichton sur Gammak. Même si le terme « aventure » n’est pas très juste quand il s’agit de torture ! Quoi qu’il en soit, Nerve est une première partie très solide, voire trop, car elle place la situation, l’aggrave, l’intensifie et laisse finalement à sa suite le simple but de résoudre la crise. Donc, The Hidden Memory ne va pas atteindre le niveau qualitatif de sa première partie, mais offrira suffisamment d’approfondissements et de petits twists pour largement s’affirmer.

Retour sur Gammak. John partage sa cellule avec Stark, et dissimule à Scorpius un baiser. Ce dernier croit qu’il s’agit d’informations sur les vortex, ce qui donne une situation un peu risible quand on y pense.

Rapidement, Aeryn part avec D’Argo et Zhaan dans le but de libérer  Crichton, alors que ce dernier est aidé par Gilina, bien dévouée. La Pacificatrice va trafiquer la chaise, de façon à créer de faux souvenir, le tout se retournant contre Crais. Il y a quelque chose d’extrêmement fort avec le Captain Bialar Crais dans cet épisode, qui nous offre un premier regard sur son passé, nous le pose en position de faiblesse (ce qui crée naturellement un angle d’approche inédit et des sentiments de compassion) ; en parallèle, la vengeance personnelle d’Aeryn à la fin sonne tout aussi juste et il est difficile de ne pas la rejoindre dans son geste, malgré le sadisme qui en ressort. Difficile de souhaiter à qui que ce soit de passer sur la chaise, et avec Crais, on joue au yo-yo. Enfin, cette histoire l’amène clairement dans une position inédite et déterminante pour son évolution. Cela affirme aussi la place de Scorpius, malgré une conclusion un peu faible.

En effet, une fois qu’Aeryn a libéré John et Stark de leur prison, c’est l’évasion, là pour délivrer stress et action. Le tout est entrecoupé des questionnements de Gilina. C’est un peu répétitif, et il y a quelques tâtonnements dans la mise en scène. Son intervention finale, alors que John se fait prendre par Scorpius, est mal agencée et a clairement pour but de mener le personnage à sa perte.

Si Gilina a clairement une fonction limitée, ce n’est pas trop le cas de Stark, qui se révèle à nous dans cet épisode, et il est une belle illustration de l’imagination et de la poésie de la série. J’ai toujours bien aimé la particularité de Stark et si son évolution ne sera pas toujours de mon goût, c’est un personnage qui est à son arrivée très attachant.

Dans tout cela, Moya connaît aussi quelques péripéties, fournissant aussi sa dose de retournements de situation, entre scènes comiques et intensité dramatique. On jongle beaucoup dans cette partie qui laisse Chiana et Rygel face à l’accouchement de Moya d’un bébé qui a été génétiquement modifié par les Pacificateurs et se révèle armé. Ce fait – qui aura une grande importance dans la suite – rappelle assez bien à l’esprit l’emprisonnement, qu’on a tendance à n’appliquer qu’aux passagers, mais qui concerne aussi Moya.

Pour terminer, The Hidden Memory (2) ne réussit pas à combler toutes les attentes posées par l’excellent épisode Nerve (1), mais aidé par des développements et des évolutions scénaristiques, il réussit à fournir ce qu’on attend de lui, tout en concluant de façon convenable l’histoire qui fut mise en place.