FlashForward - Black Swan (1.04)

Olivia essaie d’éloigner Lloyd Simcoe et son fils de son service, alors que Bryce lui rappelle constamment le flashforwad. Mark et Demetri s’opposent sur le travail à faire. L’un veut aller en Somalie, tandis que l’autre veut suivre une autre piste. Nicole retourne enfin à son travail, mais est encore perturbée par sa vision du futur.

Le quatrième épisode de Flashforward fait une légère pause sur sa mosaïque mondiale, pour se concentrer un peu plus sur des protagonistes, qui, jusque-là, furent plus qu’en recul.

Nous allons donc passer pas mal de temps, à l’hôpital, ce qui va donner l’occasion à Bryce d’enfin occuper du temps d’antenne. Ces apparitions étaient pour le moment sporadiques. Nous ne savons toujours pas ce qu’il a vu, mais c’est suffisamment bien fait pour que cela ne soit aucunement pesant. Aucun sentiment de frustration, celui-là est réservé à Olivia, qui ne fait que ressasser encore et encore le fait qu’elle va tomber dans les bras de Lloyd Simcoe. Nous avons confirmation qu’il ne sait pas que c’est avec elle qu’il va aller, mais cela n’empêche aucunement la doctoresse d’être assez insupportable. Le mot est peut-être un peu fort pour la définir, mais si on ne lui trouve pas vite quelque chose à faire de plus que de ruminer la fin de son mariage, il va être difficile de rendre le personnage réellement intéressant pendant toute une saison.

Ce qui n’est pas le cas de Bryce, qui a un angle d’approche assez réfléchi. Il fait une légère fixette sur les flashforward, mais l’homme parait destiné à utiliser cela à bon escient, et c’est d’ailleurs ce qu’il va faire dans l’épisode. Le calme qui se dégage du personnage est presque salvateur, il est quasiment l’unique représentant des protagonistes du show à aborder l’évènement sous un angle positif, ce qui apporte une petite touche de fraicheur.

Il faut dire qu’au rayon des malheurs vient de s’ajouter Nicole, la baby-sitter, qui a grandes difficultés à gérer l’évènement : voilà qu’elle aussi on va la tuer. Décidément, ce n’est pas de bol! Ce qui la dérange le plus, ce n’est pas tant d’avoir vu sa mort, mais plutôt le fait qu’elle pense que c’est justifié, sans savoir ce qu’elle a pu faire. Tout ceci nous installe donc un nouveau petit mystère.

La grande mosaïque est par ailleurs éclipsée par les problèmes de Demetri, angoissé par la perspective de se prendre trois balles. Il y a de quoi, il faut bien l’admettre. La situation entraine une opposition avec Mark, qui se révèle franchement utile pour le duo. En effet, avant, les deux avaient tendance à fonctionner l’un à côté de l’autre, mais pas ensemble. La confrontation de l’épisode va à sa façon réunir les deux hommes sur un terrain d’entente qui ne peut que les servir. Que ce soit le mystère sur les flashforward ou la mort de Demetri, les deux méritent amplement d’être traités à égalité par nos agents, et c’est, d’une certaine façon, à cette acceptation que l’on arrive.

Enfin, si l’agent Benford ne met pas la main sur un nouvel indice dans cet épisode, le spectateur, lui, à le droit, pour sa dernière scène, à voir Simon (aka Dominic Monaghan), qui s’annonce donc comme un personnage fort mystérieux, donnant soudainement un peu plus de valeur à Lloyd Simcoe. Ils semblent que les deux hommes savent plus qu’on ne peut l’imaginer, et si ce n’est clairement pas ce que la série a fait de plus alléchant jusque-là, l’épisode, lui, dans son ensemble se révèle presque plus consistant que ces prédécesseurs. Le mystère n’a pas été développé, mais donner un peu plus de place aux personnages était plus qu’une bonne idée. C’était une nécessité.