FlashForward - A561984 (1.10)

Mark et Demetri s’envolent pour Hong Kong dans le but de retrouver la mystérieuse femme ayant appelé l’agent du FBI au sujet de son meurtre. Zoey réalise ce qui se déroule réellement dans sa vision, alors que Lloyd annonce publiquement sa responsabilité dans le blackout.

Pour son dernier épisode de l’année 2009, Flashforward devait tenter de marquer le coup, histoire de donner envie aux résistants de ne pas déserter. Pour ce faire, nous allons avoir le droit à un certain nombre d’informations non négligeable, et il faut le dire, à des intrigues qui progressent.

Commençons par le commencement, avec Mark et Demetri à Hong Kong, poussant leur supérieur à casser sa télévision (à l’aide de son téléphone). Sur place, Miles Fogel – incarné par Michael Ealy – se présente à eux comme un agent du FBI, leur demandant de bien vouloir repartir. Une introduction tout de suite douteuse, surtout que le personnage s’éclipse un peu trop rapidement pour ne pas qu’on le trouve louche. Autant dire que ce n’est pas au rayon subtilité que l’on va faire ses courses. Qu’importe, car rapidement, nos deux agents sont sur la piste de Nhadra Udaya, qui va fournir son petit lot de révélations, qu’il faut admettre plus inspirées que la performance de Joseph Fiennes qui s’emploie décidément à limiter ses expressions. Quand, en plus, il se met à jouer les gros bras, dans une scène totalement gratuite, échec garanti. Au moins, nos deux agents ne rentrent pas au bercail les mains vides. Enfin, façon de parler, car l’un d’eux repart sans travail…

Si Demetri enquête sur sa mort, Zoey va, elle, découvrir réellement de quoi il était question dans son Flashforward, et ma foi, c’était plutôt inspiré, et surtout bien inséré. Dans un épisode où l’homme de sa vie se trouve à rechercher qui est son tueur, elle réalise enfin qu’il n’était aucunement question de mariage le jour J, mais de tout l’inverse. Ici semble se manifester le fait que les scénaristes maitrisent bien mieux les petites histoires complémentaires au grand schéma de la série.

Pendant le petit séjour à Hong Kong de Mark et Demetri, Lloyd Simcoe fait son annonce publique pour révéler sa responsabilité dans le blackout, avec à ses côtés Simon. Tous deux étant introduits au public par James Frain, à l’évidence de passage dans le coin. On retrouve ici un passage du livre, qui s’insère difficilement dans la cohésion de l’histoire, mais qui ne fait pas vraiment de mal sur le plan général. Question structure, on peut clairement dire que c’est l’expression ratée d’un faux mystère inséré pour faire parler, mais qui ne fut jamais maitrisé. Lloyd ou Simon ne sont que des scientifiques, le second ayant juste un égo plus important. Simon, donc, est un peu branleur, mais, si tout doucement, sa personnalité s’adapte à l’évolution scénaristique, il pourrait définitivement trouver une place dans la série, sa collaboration avec le FBI – naissant de sa volonté de prouver sa non-responsabilité dans le Flashforward – est assez positive. Là aussi, dans l’ensemble, tout n’est pas scénaristiquement bien géré, avant tout à cause d’une storyline passée qui rend la pilule plus difficile à avaler, et du fait qu’il faut orienter le FBI sur une certaine route.

L’intrigue générale de la série prend une nouvelle direction, qui joue bien entendu la carte du mystère, en se recentrant au passage sur D. Gibbons. Une bonne chose, l’éparpillement de cette partie de l’histoire n’a aucunement servi la série jusqu’à présent. A561984 (qui est le numéro de série de l’arme de Mark) se conclut évidemment sur un cliffhanger qui n’est pas des plus haletants, et se trouve être un des éléments les moins maitrisés de cet épisode, qui tend à faire progresser la saison. En espérant qu’à son retour en janvier, on continue dans cette direction.

Cette critique a été publiée une première fois, le 30 novembre 2009.