Mark questionne Lloyd sur le coup de téléphone durant le blackout. Zoey veut éviter que le flash forward de Demetri se réalise. Aaron va mettre sa fille en danger sans s’en rendre compte.

FlashForward semble en être arrivé au point où l’on peut diviser en deux catégories ses personnages : ceux qui font tout pour que leur vision se réalise et ceux qui font tout pour qu’elle ne se réalise pas.

Cela a plus ou moins été le cas depuis le début, mais on a atteint un niveau où il n’y a plus de doute sur qui veut quoi. Il y a une exception pour confirmer la règle : Mark Benford. Il n’en a rien à faire de la concrétisation de sa vision, lui, c’est ce qu’elle contient qui l’obsède. Il poursuit donc toujours dans la même direction. On aimerait juste qu’à un moment ou un autre il apprenne le sens du mot diplomatie. Certes, il avance un peu, découvrant finalement l’identité réelle de D. Gibbons et poussant son boss vers la Somalie – même si pour le coup c’est plus le travail de Vogel. Malgré ça, le personnage peine encore à ne pas être antipathique à chaque fois qu’il est à l’écran.

Heureusement, cette fois il trouve plus agaçant que lui en la personne de Zoey. Histoire de lui fournir une place plus prépondérante dans l’intrigue, les scénaristes ont eu l’idée de la pousser au milieu du job de son fiancé. La mise ne place est maladroite et la « découverte » qu’elle va faire à peine a-t-elle commencé son travail parait difficilement crédible. Comment des analystes professionnelles seraient passées à côté d’un détail. On dira que c’est la panique post-blackout qui les a empêchés d’être véritablement effectifs dans leur fonction, après tout, depuis le départ, il ne semble pas y avoir de personnes réellement efficaces à 100% au FBI (à moins que ce n’était déjà le cas avant).

Tout ceci n’est pas très passionnant, tout comme Janis et son affaire de grossesse. Elle doit tomber enceinte la semaine prochaine, le temps presse. C’est bien pour elle.

Il faut quand même être honnête sur un point : l’histoire avance. Certes, ce n’est pas aussi intéressant que les révélations et tribulations canadiennes de Simon, mais on ne pouvait pas s’attendre à ce que l’on poursuive au même rythme, car il faut que nous, spectateurs, digérions les informations. Vu la fin de l’épisode, il est probable que le suivant sera un peu plus captivant, en particulier le trip en Somalie.

Enfin bon, à côté de l’enquête sur le Flash Forward, nous avons d’autres personnages qui s’obstinent à réaliser leur vision. Cette semaine, pas de Bryce et de sa future fiancée asiatique, mais Aaron et sa fille Tracy.

Avec eux, on reprend là où on s’était arrêté. Le tout étant sans intérêt… jusqu’au drame. Tracy va se faire kidnapper, mise en boite et réexpédiée à l’envoyeur. Résultat : Aaron agit. Oui, il ne se réfugie pas dans l’alcool, il fait chauffer ses poings et commence à frapper avant de trouver une piste plus grosse et de distribuer des menaces. Soudainement, le personnage transparent prend de la consistance et son histoire avec, au point qu’elle devient la plus intéressante de l’épisode et celle qui intrigue le plus, car « Jericho » n’est plus un délire paranoïaque, mais l’incarnation d’une véritable cible, d’un ennemi concret – ce qui manque à la série la plupart du temps.

Bref, Aaron rend la seconde moitié de l’épisode plus accrocheuse et c’est une bonne chose, car dans l’ensemble, on ne peut pas dire que le reste soit parvenu à véritablement convaincre. Il était difficile de rebondir sur les dernières révélations, mais cela n’excuse pas le fait que bon nombre de protagonistes peinent toujours autant à être intéressants. C’est bien là le défaut que cette seconde moitié de saison doit corriger.