FlashForward - Gimme Some Truth (1.05)

Stanford et son équipe doivent être interrogés par une commission du sénat afin d’obtenir le financement de leur enquête. Malheureusement, la politique à Washington ne va pas faciliter cela.

Petit changement de programme cette semaine pour FlashForward, et je ne parle pas du fait que c’est moi qui m’occupe de la critique et non Carole, mais de la forme de l’épisode. On laisse l’enquête légèrement de côté pour aller visiter Washington et ses magouilles politiques. L’occasion pour Stanford Wedeck d’affirmer sa place de leader et d’acquérir un background qui va lui donner une certaine valeur.

Mais tout commence par une attaque. On revient ensuite 39 heures plus tôt pour découvrir ce qui s’est passé. Comme cela est souvent le cas avec ce type de montage, ça ne sert à rien, au contraire, ça tue pratiquement l’effet de surprise final.

Mais bon, en attendant, on va se concentrer sur nos agents du FBI et sur le président. Ce dernier est joué par Peter Coyote qui a indubitablement la posture pour ce type de rôle. Stanford et lui sont de vieille connaissance et cela servira toutes les ramifications de cette histoire de comité budgétaire. Une bonne façon de faire passer le temps, car tout ce qui en découlera sera l’attaque, donc, mais surtout, le fait que Benford va être obligé d’avouer à son supérieur qu’il était saoul, enfin, qu’il sera saoul dans 6 mois. L’épisode vaut le coup rien que pour la tête qu’ils font tous à ce moment-là.

Mais passons, car pendant que tout ce petit monde perd son temps à D.C., Janis apporte une nouvelle information qui va un peu changer le sens de sa vision. La voilà lesbienne. Alors, à moins que j’aie raté quelque chose avant, c’est une news. Pour la peine, seconde guest star de l’épisode avec Navi Rawat dans le rôle de la girlfriend du moment. Car oui, Janis a le droit à toute une storyline pour elle et même à un cliffhanger. Bref, vu qu’elle sera enceinte dans six mois, elle est d’autant plus confuse par ce qui pourrait se produire.

Le plus étrange est qu’il semble y avoir de plus en plus de visions qui ne sont pas concordantes, il faut donc ne se fier qu’à celle que l’on voit, car il apparait clairement qu’à partir du moment où on ne nous les montre pas, il y a des doutes à avoir.

Niveau enquête, on a quand même droit à quelques miettes avec la découverte via images satellitaires de la fameuse tour aux corbeaux morts que nous avons précédemment aperçue. C’est encourageant de voir que chaque nouvelle piste est explorée et non oubliée le temps de 4-5 épisodes – voir à tout jamais.

Pour le reste, pas de Lloyd ou de son associé Simon. Pas de Nicole la baby-sitter. Pas de Bryce le docteur à la vision joyeuse. Un peu d’Aaron qui bricole chez son ami Mark pendant son absence. Et un peu d’Olivia qui doute encore et toujours, et qui finira par obtenir une raison pour cela.

On est à l’épisode 5, on commence donc à avoir l’habitude de la forme générale, même si elle varie un peu ici. On peut alors dire que, dans l’ensemble, l’épisode possède quelques bonnes idées, pose des questions pertinentes et offre de quoi étoffer légèrement le mystère sans être trop lourd. On sent en tout cas moins d’approximations et l’adoption ferme d’une direction qui n’a plus de raison d’être remise en cause. C’est donc plutôt correct.