Mark – qui vient de se séparer de sa femme – et Vogel sont déterminés à trouver la taupe qui se trouve au sein du FBI, alors que Keiko poursuit sa recherche de Bryce.

Suite à la vidéo trouvée en Somalie de D. Gibbons, Mark et Demetri mènent l’enquête, mais vont rapidement être dans une impasse, à cause de la fameuse taupe au cœur du FBI, évoquée depuis quelque temps.

C’est le moment de s’occuper du problème, qui se fait envahissant. Avant, il y avait des soupçons, et pour une raison mystérieuse, personne n’a cherché à en savoir plus. Avec Vogel, Benford en vient à la conclusion qu’elle se trouve au sein même de leur bureau, l’occasion de donner quelques dialogues un peu geek à Seth MacFarlane venu prendre une balle pour la bonne cause.

Si ce n’est pas très captivant, ce n’est pas non plus déplaisant de voir nos agents du FBI abattre du travail. La quête de la taupe pousse quelques personnages dans leur retranchement, sans pour autant être véritablement perturbant. Simon a même l’opportunité de faire une blague sur les compétences professionnelles de Benford.

Jusque-là, tout allait bien. Jusqu’à la révélation de la taupe. Là, cela vire soudainement au n’importe quoi sur le plan de la crédibilité. Bien sûr, on ne peut pas dire que cela soit quelque chose que la série se soit appliquée à être, surtout après le petit séjour en Somalie. Mais, pour le moment, nous flirtions dangereusement avec les limites, soit un univers jouant avec son principe de science-fiction au cœur même de notre société. Quand les 3/4 des agents se retrouvent à dégainer leurs armes pour tirer à vue sur la taupe, qui vient d’être identifiée, j’ai eu l’étrange sensation de me retrouver dans 24. Cela se retrouve amplifié par Janis qui se jette à l’eau pour foutre son genou dans la figure de l’ennemi, jusqu’au retournement final, nous dévoilant une autre taupe ! Tout ceci au détriment de la logique de l’histoire.

On ne peut pas non plus dire que cette partie soit aidée par ce qui se passe avec Keiko, que nous n’avions pas vu depuis un moment. Elle recherche toujours Bryce, et passe ainsi une grande partie de ses journées dans le restaurant où ils vont se rencontrer, selon son flashforward. Keiko n’étant à l’évidence pas une femme toujours très réfléchie, refuse le travail de serveuse au lieu même dans le but d’éviter de faire exactement ce qu’elle a fui en venant aux USA  (bien que pour trouver son grand amour, cela aurait été plus facile), et décide de tenter sa chance auprès d’un groupe de réparateurs de voitures sans papiers.

Pendant que notre Japonaise fait tout ceci, Bryce n’est pas très loin, mais a les yeux posés sur une autre femme. La mise en scène joue avec la proximité des deux personnages dans l’espace, mais qui sont toujours éloignés émotionnellement parlant. Cela a un côté un peu rébarbatif, qui est sauvé par le fait que Keiko et Bryce sont deux personnes qu’il est difficile de ne pas aimer.

Queen Sacrifice emmène donc la série dans une direction quelque peu dangereuse, voulant créer quelques retournements qui ne semblent pas avoir été prévu au tout départ. La mythologie du show n’en ressort pas gagnante.