Mark doit rencontre une thérapeute pour retrouver son badge, après avoir été suspendu par le FBI; Demetri doit faire équipe avec l’agent de la CIA Vogel pour retrouver Lloyd; Janis en apprend plus sur la famille de Simon.

Après une longue absence, FlashForward est de retour, avec la promesse de révélations, de retournements de situations et sûrement de plein d’autres choses que j’ai oublié. En gros, pendant la pause, on nous a promis le retour d’une série trop géniale, celle que l’on aurait dû avoir depuis le début.

Pour ce faire, on nous sert un double épisode. La scission ne se fait pas trop ressentir entre les deux épisodes réunis pour l’occasion en un de 1h30, mais en fait, celle-ci est visible de par les personnages qu’elle met principalement en scène.

Ainsi, au cours de la première partie, nous allons avoir le droit à notre dose de testostérone servie par le FBI, entre Mark Benford qui n’a plus sa plaque et l’arrivée officielle de l’agent Vogel rejoignant l’équipe pour l’enquête Mozaic, qui n’est plus complètement aux mains du FBI, mais qui est une collaboration entre services. La mission principale va être de retrouver Lloyd Simcoe, puis rapidement Lloyd Simcoe et Simon Campos.

En fait, il semble que nous aurions dû voir plus tôt cette première partie, et que les changements majeurs au cœur de la série ont eu lieu après. Des raccords ont dû être faits, mais il n’y a pas de doute qu’il était malin de diffuser les deux épisodes au sein de la même soirée, car le début possède pas mal des défauts de la série, avec quelques scènes over-ze-top et des dialogues d’une stupidité effarante. Benford et la psy s’inscrivent bien dans ce schéma, mais cela a l’avantage de mettre un terme à la vision alcoolisée de Mark, nous révélant tout ce qu’il a vu, tout en prenant largement le temps pour rafraichir la mémoire du spectateur. Dans ce petit tour de force, les scénaristes relient définitivement l’agent du FBI à ce boulet de Lloyd Simcoe, qui malheureusement n’a pas été tué durant la pause.

Car oui, rappelez-vous comment, le scientifique était juste un poids lourd pour la série ! Cela n’a pas véritablement changé, car si Benford réussit à tirer parti des derniers évènements et de sa suspension temporaire du FBI, Simcoe lui reste définitivement inintéressant, même kidnappé.

Des débuts qui ne sont pas totalement inspirés, mais qui vont avoir quelques idées narratives pas mauvaises, en nous présentant Sanctuary et Gil Bellows en homme ayant eu une révélation grâce au flashforward et auprès duquel Nicole pourrait trouver une route à suivre, elle qui n’arrive pas à aller de l’avant avec sa vision du futur. Difficile de réellement savoir si tout ceci est constructif et va nous apporter quelque chose. Au pire, cela servait juste à boucher les trous, au mieux, le Sanctuary sera exploité par la suite.

En attendant, Benford va retrouver Simcoe et Simon, et la suite de l’épisode va prendre une orientation différente, en compagnie du second scientifique. C’est là que la série nous offre ce que nous attendions tous : des révélations. Janis joue officiellement les baby-sitters auprès de Simon et le duo est on ne peut plus convaincant. Une association qui fonctionne, permettant d’explorer le passé de l’un et de montrer les compétences de l’autre, tout en fournissant de véritables informations sur l’intrigue principale.

Et ce n’est pas des clopinettes qui nous sont fournies, cela nous orientant dans la bonne direction, se penchant sur l’implication de Lloyd et Simon dans le Flashforward, leur véritable rôle et nous explicitant tout particulièrement cette fameuse journée pour Simon, fortement lié à son histoire familiale. C’est ainsi que le kidnappeur se transforme en Oncle Teddy et que la place de Simon dans cet évènement catastrophique prend une tournure bien différente, où il y a beaucoup de manipulation et de mort, mais où il est clair après cela que le scientifique n’est pas un homme à sous-estimer. On résout du même coup le mystère bâti autour de l’Agent Zero, l’homme resté éveillé durant le flashforward, de façon plutôt habile.

Il y a sûrement un paquet de spectateurs qui doit se demander si cela vaut véritablement la peine de reprendre Flashforward, qui n’avait clairement pas tenu ses promesses en première partie de saison. Revelation Zero renverse bien la vapeur, malgré un début un peu bancal. La seconde partie nous offre en grande partie ce qu’on nous avait promis et il est clair que si l’on continue dans cette direction, il va y avoir beaucoup de mouvement dans la série. En tout cas, c’est un retour réussi.