FlashForward - Scary Monsters and Super Creeps (1.06)

De retour à Los Angeles, l’équipe se rend au chevet de Janis. Dylan s’enfuit de l’hôpital et son père part à sa recherche. Demetri et Al suivent une nouvelle piste.

Il semble qu’à ce niveau de l‘histoire, il n’ait pas encore été décidé si les visions se devaient impérativement d’être réalisées ou pas. Ce qui a été vu est-il immuable ? C’est approximativement ce qu’une partie des personnages ont l’air de croire. Malgré ça, on nous dit que maintenant, Janis risque de ne pas pouvoir avoir d’enfant. Jamais. Mais c’est un risque, ce n’est pas une affirmation, il y a toujours une chance que ça se réalise, et donc, on ne nous dit pas que sa vision ne va pas se concrétiser.

En suivant cette logique, tout semble être mis en place pour que le futur d’Olivia se produise, et du coup, celui de Loyd également. On va d’ailleurs découvrir la vision de Dylan, et une partie de celle de Charlie. Je dis « partie », car il n’y a aucune trace de D. Gibbons dans ce que l’on a vu de sa vision.

Quand on ne joue pas avec les bribes de futur qu’on veut bien nous lâcher, on a le droit à un peu d’Halloween, car c’est la saison. Pas de quoi en faire tout un plat, sauf que ça crée une ambiance stressante pour Mark qui va voir les hommes qui voudront le tuer. Bien entendu, ce n’était qu’un déguisement parmi tant d’autres. Mais ça et la rencontre avec Lloyd… disons que chez les Benford, ce n’est pas la fête. Franchement, ce n’est pas non plus intéressant.

Pendant ce temps, Demetri et Al travaillent. Ça peut surprendre, mais oui, il y en a qui ont compris que vu qu’on essayait de les tuer, il n’était pas forcément temps de se tourner les pousses. Suivant une piste venant de la vision futuriste et éthylique de Mark, ils vont voir des mains bleues partout. Vu que c’est un peu scénarisé à la va-vite, leurs passages vont se révéler très didactiques et répétitifs, au cas où on serait trop stupide pour bien saisir, alors il faut le répéter et détailler tout le processus de réflexion. On oubliera donc la route empruntée pour arriver à destination. Des cadavres et un début pour Al, car sa vision vient soudainement de prendre un sens. On essaie de tout lier le mieux possible il faut croire, encore une façon de forcer le futur.

Il nous reste Simon qui est dans le train et qui va partager ses scènes avec la guest star du jour, car tout le monde veut être dans FlashForward et jouer au partenaire sexuel occasionnel. Cette fois, c’est Ashley Jones. Tout ça pour faire passer le temps, car comme pour la dernière fois, Simon ne parlera pas à Lloyd avant la fin de l’épisode, le moment où on nous dit que c’est une expérience qui a mal tourné. Ce qui est étrange, c’est que Simon a eu lui aussi une vision, comme Lloyd, mais en plus violente, vu qu’il y étrangle un homme interprété par Rodney Rowland. « Étrange », car il y a des gens qui n’en ont pas eu, comme le gars dans le stade de foot, mais deux des personnes responsables en ont eu, alors, combien sont-ils ?

Bref, l’épisode n’est pas des plus palpitants. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de réponses, étant donné qu’on n’en attend pas réellement avant un bout de temps, c’est que l’on semble tourner en rond à cause du fait que quasiment tout s’articule autour de quelques bribes d’images sans sens. Tout se construit sur des miettes et ça devient vraiment redondant, surtout que les enjeux les plus majeurs paraissent être ceux du couple Bendford, ce qui n’est pas très intéressant. Certainement une façon de détourner notre attention d’on ne sait quoi.