Le temps est compté pour Demetri, alors que Mark et le FBI le recherchent. La terroriste suspectée Alda Herzog promet à Zoey de lui fournir des informations, si elle lui obtient une audience. Olivia se retrouve mêlée à l’enquête autour de Demetri.

Nous sommes le 15 mars 2010, jour de la mort de Demetri. L’épisode va donc être complètement tourné vers cet évènement, et va avoir la bonne idée de s’en servir pour préparer la suite.

Depuis quasiment le début de la série, deux dates nous occupent : le 29 avril – jour qui a été vu dans le flashforward – et le 15 mars, mort de Demetri. Atteindre l’une d’entre elles semble offrir à la série un dynamisme qui lui a régulièrement manqué.

L’horloge tourne, et va être le moteur de l’histoire, tout particulièrement dans sa dernière partie. Dyson Frost détient l’agent du FBI, mais surtout connaît les multiples futurs, et ses chances de survie sont plus que limitées. Au fond, il n’essaie pas de tuer Demetri; comme leurs destins sont liés, il essaie de faire qu’ils survivent tous deux au 15 mars.

La mise en scène pourrait être abusive s’il ne s’agissait pas de Dyson Frost. Mais l’homme a vu plus d’un futur, a dix coups d’avance sur la plupart de ses adversaires, et a clairement dépassé le stade du génie pour atteindre la folie. En tout cas, c’est bien la seule chose qui peut réellement justifier toutes ces petites manœuvres, en particulier celle avec Charlie.

Enfin, Dyson Frost nous avait été un peu présenté comme l’ennemi, mais le personnage ayant été peu mis en avant, il n’est pas trop surprenant de voir se mettre en place d’autres membres de la conspiration. En fait, le tout se goupille plutôt bien, restant cohérent avec les développements passés. Le fait que Frost soit resté dans l’ombre et que son savoir fut acquis à l’aide des multiples flashforwards qu’il a connu justifie même assez bien tout cela.

Quoi qu’il en soit, il va manipuler Mark pour le mener à un certain point,  nous entrainant dans une course contre la montre dont on ne doute pas trop de l’issue, mais qui se révèle assez prenante. Ceci est sans aucun doute renforcé par le comportement de Frost.

En fait, cet épisode met clairement en avant une chose : la série se révèle de bien meilleure facture quand elle se concentre sur les petits génies qu’elle possède. On fait exception de Lloyd Simcoe, le plus stupide et inutile d’entre eux. Mais, depuis le retour, Simon a démontré son potentiel, et Dyson Frost nous offre ici un aperçu du véritable intérêt des flashforwards et des multiples possibilités. Dommage donc que cela ne soit pas arrivé plus tôt. Ce sentiment trouve une suite avec la rencontre entre Olivia et Gabriel (James Callis aka Gaius Baltar dans BSG), qui parait en savoir pas mal, et met en perspective les possibles avenirs – en tout cas d’un même évènement. Le tout en même pas deux minutes, c’est dire.

The Garden of Forking Paths est le type d’épisode de Flashforward que j’aimerais voir plus souvent. La série a certes monté en qualité dans sa seconde partie de saison, mais les épisodes nous montrant le véritable potentiel du show ne sont au final pas si nombreux et celui-ci en fait clairement partie.